Le président Aoun a affirmé que les contacts se poursuivaient avec Washington afin de mettre un terme aux attaques israéliennes contre le sud du Liban, estimant que ces frappes entravaient la mise en œuvre de l’accord-cadre et empêchaient l’armée libanaise d’étendre la souveraineté de l’État jusqu’à la frontière et de rétablir la stabilité.

Lors de sa rencontre, mardi, avec la ministre irlandaise des Affaires étrangères et de la Défense, Helen McEntee, le chef de l’État a souligné que le Liban comptait sur le soutien des pays amis, dont l’Irlande, pour faire pression sur Israël afin qu’il cesse ses attaques, se retire du Sud et restitue les détenus. Il a également insisté sur la nécessité de permettre à l’État de reconstruire les villages détruits et à leurs habitants d’y retourner.

Joseph Aoun a par ailleurs réaffirmé que le Liban souhaitait voir la Finul poursuivre sa mission opérationnelle dans le sud du pays. Si la prolongation de son mandat s’avérait impossible, Beyrouth se dit favorable à une force européenne qui lui succéderait, en coopération avec les Nations unies. Selon le président, le soutien logistique et technique d’une telle force contribuerait à faciliter la mission de l’armée libanaise et la vie des habitants du Sud.

De son côté, Helen McEntee a assuré que l’Irlande continuerait de soutenir le Liban malgré les circonstances difficiles que traverse la région.

La ministre irlandaise s’est également entretenue avec le ministre libanais de la Justice, Adel Nassar. Les discussions ont porté sur les relations bilatérales et les développements régionaux. À l’issue de cette rencontre, Helen McEntee a réaffirmé l’intérêt de son pays pour une participation à la future mission européenne au Liban après la fin du mandat de la Finul, prévue à la fin de l’année.

Elle a précisé que l’Irlande souhaitait rester engagée dans cette nouvelle phase, notamment sur le volet civil, et coopérer avec les Nations unies afin d’examiner les modalités d’une éventuelle mission.