Les cours du pétrole montent mercredi, le marché s'inquiétant de l'évocation dans la presse d'une nouvelle campagne de frappes par les États-Unis sur l'Iran après les élections de mi-mandat américaines.

Selon le Wall Street Journal, qui cite des «personnes informées de ces conversations», les États-Unis ont demandé à plusieurs pays du Golfe de se préparer à une campagne courte et intense après les élections américaines (dites «midterms») prévues le 3 novembre.

«Nous nous attendons à ce que le Brent reste confortablement au-dessus de 110 dollars le baril, voire plus jusqu'après les élections de mi-mandat, lorsque nous verrons ce que Donald Trump a réellement prévu pour la guerre au Moyen-Orient», estime Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Vers 10H20 GMT (11H20 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, prenait 1,12% à 115,16 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 1,81% à 101,71 dollars.

«On fera peut-être un autre petit Epic Fury», avait déclaré le président américain la semaine dernière, en référence au nom de l'offensive militaire des États-Unis en Iran qui avait débuté le 28 février, à l'occasion d'un meeting de campagne pour le camp républicain.

Une guerre de grande ampleur impliquerait «des attaques de représailles iraniennes contre les infrastructures énergétiques» et doperait les cours de l'or noir, estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

«Les initiatives diplomatiques peuvent provoquer des baisses temporaires des prix», note l'analyste, mais «nous maintenons notre scénario de prix élevés pour longtemps».

Par ailleurs, en Israël, la coalition de Benjamin Netanyahu devance mercredi le bloc de l'opposition mais aucune majorité gouvernementale ne se dessine, après le dépouillement des deux tiers des suffrages exprimés lors d'élections législatives.

L'Iran a mis en garde mercredi contre «l'impact dévastateur» qu'aurait une nouvelle attaque dans la région sur les marchés, après une multiplication des menaces israéliennes contre Téhéran ces derniers jours.

Le gaz européen est également en hausse mercredi. Sa référence sur les marchés, le contrat à terme du TTF néerlandais, a touché un nouveau plus haut depuis 2022 à 98,28 euros le mégawattheure, avec des stocks qui restent bas, en dessous des années précédentes, à l'approche de l'hiver, notamment en Allemagne.

AFP