À la suite de l’apparition de cas suspects de trichinellose au Liban, le ministère de la Santé a assuré vendredi suivre de près la situation en coordination avec les autorités compétentes. Des enquêtes épidémiologiques et des analyses en laboratoire sont menées afin d’identifier les sources de contamination et de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé publique, selon un communiqué du ministère.
Le ministère a précisé que la trichinellose est une maladie parasitaire qui se transmet à l’être humain par la consommation de viande crue ou insuffisamment cuite, notamment de viande de porc contaminée et de ses produits dérivés. La maladie ne se transmet pas directement d’une personne à une autre. Sa période d’incubation varie de deux à huit semaines après la consommation d’aliments contaminés.
Les symptômes se manifestent généralement dans un premier temps par des troubles digestifs, notamment des nausées, des diarrhées et des douleurs abdominales. Ils peuvent ensuite être suivis de fièvre, de douleurs musculaires, d’une fatigue intense et d’un gonflement autour des yeux. Dans les cas graves, des complications peuvent toucher le cœur, le système nerveux et l’appareil respiratoire.
Dans ce contexte, le ministère a appelé les citoyens à respecter les mesures préventives suivantes:
- Éviter la consommation de viande crue ou insuffisamment cuite.
- Acheter de la viande auprès de sources fiables et soumises à des contrôles sanitaires.
- Ne pas considérer la congélation, le salage ou le fumage comme des méthodes garantissant l’élimination du parasite.
- Respecter les règles d’hygiène et de sécurité alimentaire lors de la préparation de la viande.
- Consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes suspects après la consommation de viande crue ou insuffisamment cuite.
Le ministère a également insisté sur l’importance d’un diagnostic précoce et d’un traitement adapté afin de prévenir les complications.
Enfin, il a mis en garde les restaurateurs, les bouchers et les fournisseurs de viande contre toute fraude ou falsification concernant la nature, la provenance ou la date de péremption des produits carnés. Il a affirmé que les infractions feraient l’objet d’un suivi en coordination avec les autorités de contrôle et les instances judiciaires compétentes, et que les mesures légales nécessaires seraient prises à l’encontre des contrevenants.