La fuite de brut d'un pétrolier attaqué début octobre au large des Émirats arabes unis a été maîtrisée, a rapporté vendredi le ministère de l’Énergie, précisant que des efforts étaient en cours pour contenir la nappe existante.
«Selon les dernières évaluations de terrain, aucune nouvelle fuite de pétrole n'a été détectée, tandis que la surveillance et le contrôle maritime et aérien se poursuivent», a indiqué le ministère, cité par l'agence de presse officielle WAM.
Des images satellites prises vendredi montrent une concentration des hydrocarbures près des côtes d'Umm Al Quwain, un émirat au nord-est de Dubaï, mais qui s'étend partiellement vers les zones côtières des émirats voisins de Ras el-Khaïmah, Ajman et Charjah, d'après cette source.
Des opérations sont en cours pour contenir et traiter la nappe, ont ajouté les autorités, signalant «un déclin significatif de l'intensité de la pollution observée».
Le 21 octobre, des images analysées par l'AFP montraient une nappe d'environ 180 km² dans la zone, qui correspondrait, selon les experts, au pétrole du tanker GEM NO.2, touché plus tôt dans le mois par un projectile.
Trois jours plus tard, elle avait quadruplé de taille pour atteindre environ 750 km².
De nombreuses attaques de navires ont de nouveau été signalées ces derniers jours dans les eaux du Golfe et le détroit d'Ormuz, au cœur du conflit déclenché fin février par des frappes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran.
Téhéran revendique le contrôle de ce passage maritime et cible régulièrement les bateaux qui y transitent sans son autorisation.
Le GEM NO.2, un pétrolier battant pavillon panaméen, avait été visé le 9 octobre par un projectile, provoquant un incendie maîtrisé par la suite, selon des agences de sécurité maritime.
Propriété de la société taïwanaise Global Energy Maritime, le navire avait chargé deux millions de barils de pétrole début mars dans un port saoudien.
AFP