Les forces saoudiennes ont annoncé vendredi avoir détruit deux drones et un missile tirés par les Houthis du Yémen vers le royaume, ciblé quasi quotidiennement ces dernières semaines.
La coalition militaire, qui soutient le gouvernement yéménite face aux combattants pro-iraniens, a dit dans la soirée avoir abattu un drone dans la région de Riyad ainsi qu'un «missile balistique lancé par la milice terroriste houthie en direction du sud.
Plus tôt dans la journée, son porte‑parole Turki al-Malki avait indiqué sur X qu'un drone houthi avait été «intercepté et détruit dans la région de La Mecque».
L'Arabie saoudite a déjà accusé à plusieurs reprises les Houthis d'avoir visé La Mecque et Médine, deux villes saintes de l'islam, ce que les combattants antigouvernementaux ont à nouveau nié vendredi.
«Les allégations de l'ennemi saoudien selon lesquelles il aurait intercepté un drone dans l'espace aérien de La Mecque sont totalement infondées», a réagi Yahya Saree, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
Après quatre ans d'accalmie, le conflit, lancé en 2014 avec la prise de la capitale Sanaa par les Houthis, a repris en juillet, ouvrant un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient.
Les hostilités se sont intensifiées en septembre avec une offensive des combattants pro-iraniens dans l'ouest du Yémen, qui leur a permis de renforcer leur emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb, point de passage stratégique du trafic maritime entre l'Europe et l'Asie.
Les Houthis ont dans le même temps intensifié leurs attaques contre les infrastructures pétrolières et aéroports saoudiens.
Face à ces attaques, Riyad a cherché à rallier un soutien international. En réponse, l'Égypte a décidé de lui accorder un soutien militaire défensif, aux contours flous pour l'instant, mais l'allié américain n'a, lui, pas donné suite.
Jeudi, les forces saoudiennes avaient déjà intercepté deux missiles tirés vers Riyad. Peu avant, huit explosions avaient été entendues par des journalistes de l'AFP dans la capitale saoudienne, précédées de SMS d'alerte des autorités signalant une «menace aérienne».
Les Houthis, de leur côté, ont dénoncé un bombardement saoudien qui a fait selon eux au moins 12 morts dans la province de Taëz, dans l'ouest du Yémen.
Les combats dans ce pays le plus pauvre de la péninsule arabique ont fait plus de 1.600 morts et 275.000 déplacés, selon les chiffres de l'ONU, sans qu'aucune issue diplomatique ne soit en vue.
AFP