Le Premier ministre, Nawaf Salam, a affirmé dimanche que les points de passage terrestres, maritimes et aériens du Liban ne serviraient ni au trafic de drogue ni au blanchiment d’argent ou à d’autres activités illégales. Il a assuré que le gouvernement poursuivrait le renforcement des contrôles aux frontières et la lutte contre les réseaux de contrebande et le crime organisé.

Il a tenu ces propos en réaction à la saisie de 47 kg de cocaïne par la Sûreté générale et les douanes libanaises, lors d’une tentative de trafic via l’aéroport international de Beyrouth. Il a salué la coordination et l’échange d’informations entre les deux institutions, qui ont permis la réussite de l’opération.

Dans un communiqué, la Direction générale des douanes a présenté cette saisie comme la plus importante affaire de drogue jamais enregistrée à l’aéroport de Beyrouth.

L’opération a été menée dans la nuit du samedi 31 octobre, en coopération avec la Sûreté générale. Elle a permis de saisir 46,7 kilos de cocaïne dans les bagages d’un ressortissant syrien identifié par ses initiales, B.H.

Le suspect arrivait d’Accra, au Ghana, à bord du vol MEA 576, selon le texte. Après une surveillance préalable et une coordination sur le terrain, ses bagages ont été inspectés au point de contrôle douanier. Les agents y ont découvert quarante paquets de cocaïne dissimulés au moyen d’un système complexe d’emballage et d’isolation destiné à tromper les dispositifs de détection. Des appareils électroniques de localisation ont également été retrouvés à l’intérieur des colis.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect était entré au Liban quelques semaines auparavant par le poste-frontière de Masnaa, avant de repartir pour Accra et de revenir avec la cargaison. Ce parcours laisse penser, d’après les douanes, qu’il était chargé de transporter puis de remettre la drogue dans le cadre d’une opération organisée.

Le voyageur a été arrêté et la cargaison saisie. Les douanes et la Sûreté générale poursuivent leurs investigations, sous la supervision de la justice, afin d’identifier le destinataire présumé de la drogue et les personnes impliquées dans son expédition, son transport et sa réception.