Le Hezbollah a annoncé lundi avoir procédé à un premier versement d'aides depuis la dernière guerre avec Israël en mars, qu'il avait promis à des déplacés le mois dernier, malgré les tentatives pour assécher les sources de financement du groupe.
Ces aides au logement interviennent en dépit du blocus économique américain imposé à Téhéran, soutien du groupe islamiste, et du durcissement par les autorités libanaises de leur contrôle sur les voies d'approvisionnement du parti en argent et en armes, dans le cadre de leur décision déclarée de le désarmer.
Le Hezbollah a annoncé dans un communiqué avoir commencé à versé une première tranche d'aides à des déplacés dans la région de Nabatiyé dans le sud du Liban.
Il s'agit d'un acte de «fidélité envers les propriétaires des maisons détruites», a ajouté le groupe.
Le Hezbollah avait annoncé le 13 octobre qu'il allait verser une aide financière au logement plafonnée à 14.000 dollars par an pour des Libanais déplacés par ses conflits avec Israël.
Elle doit aller aux déplacés dont les habitations ont été entièrement détruites ou rendues inhabitables, et aux habitants des zones du sud occupées par Israël, à condition que ces déplacés ne disposent pas d'un autre logement.
Le Hezbollah avait annoncé qu'il versera ces aides en quatre tranches sur un an, sans préciser la source de financement ni le nombre de bénéficiaires de ces aides.
C'est la première fois que le Hezbollah verse des aides depuis qu'il a entraîné le Liban dans une nouvelle guerre avec Israël le 2 mars, en appui à Téhéran.
En décembre 2024, au sortir d'une première guerre initiée par la formation contre Israël pour soutenir le Hamas palestinien, il avait annoncé l'allocation d'une aide similaire d'une valeur de 77 millions de dollars aux déplacés, présentée comme un «cadeau du peuple iranien et du Hezbollah».
Les guerres menées par le Hezbollah depuis 2023 contre Israël ont détruit ou endommagé plus de 290.000 habitations, selon un bilan non définitif des autorités, notamment dans le sud du pays et dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du mouvement chiite.
Depuis juin, la violence a diminué dans le sud après un protocole d'accord entre Washington et Téhéran et un accord-cadre entre le Liban et Israël, sous parrainage américain, qui prévoit notamment de désarmer le Hezbollah.
AFP