Les États-Unis ont imposé jeudi une nouvelle volée de sanctions contre Cuba en ciblant le secteur électronique et la fille de la présidente du conglomérat économico-militaire Gaesa.

Les relations entre les États-Unis et Cuba, sous embargo américain depuis 1962, se sont considérablement tendues depuis le début de l'année.

Washington impose un blocus pétrolier de facto à l'île de 9,4 millions d'habitants, ce qui a aggravé la crise énergétique et provoque régulièrement de longues coupures de courant.

Washington a aussi multiplié les sanctions contre des entreprises et des dirigeants cubains.

La liste s'est rallongée avec l'ajout jeudi de deux entreprises électroniques chinoises, CEIEC et Beijing H&C Technologies, accusées par les États-Unis de vendre du matériel de défense électronique et des systèmes de sécurité au gouvernement.

L'élite au pouvoir à Cuba accapare les ressources énergétiques et les moyens de transport maritime de l'île pour son propre enrichissement, laissant le peuple cubain confronté à des coupures d'électricité, à des pénuries de carburant et à une économie moribonde. Pour maintenir ce système en place, le régime s'appuie sur un réseau d'intermédiaires à l'étranger», affirme la diplomatie américaine dans un communiqué.

Est aussi sanctionnée Any Rodríguez Lastres, fille de la présidente du conglomérat Gaesa, Ania Guillermina Lastres Morera.

Contrôlé par les militaires et fondé en 1995 par Raul Castro, frère de Fidel, Gaesa est présent dans de nombreux domaines stratégiques de l'économie cubaine dont l'immobilier, les secteurs touristique, portuaire, financier.

Le consortium et sa présidente avaient été sanctionnés plus tôt cette année.

En parallèle, le ministère américain des Finances a prévenu qu'il sanctionnerait «toute personne étrangère qui opère ou a opéré» à Cuba dans les secteurs de l'électronique, des technologies, de l'industrie et maritime.

AFP