L’histoire se déroule à Londres. Un homme d’affaires libanais avait invité un ancien responsable gouvernemental à déjeuner dans un restaurant de la capitale britannique afin de l’introduire à une personne travaillant dans le secteur financier.

Au cours de la conversation, le responsable libanais s’est étendu sur ses réalisations, en expliquant au passage à ses hôtes qu’il est une des rares personnalités politiques libanaises à oser marcher seul dans la rue au Liban, sans être houspillé, "parce que la population l’appréciait".

Quelques minutes plus tard, trois Libanais entrent au restaurant pour y déjeuner. A peine l’ont-ils reconnu que les insultes ont fusé. Les trois qui faisaient apparemment partie des contestataires du mouvement du 17 octobre 2019, lui ont demandé de quitter les lieux. Ils ne se sont pas arrêtés là et l’ont attendu à la sortie, l’accusant d’être complice et responsable de la crise.

Confus, l’homme d’affaires s’est fendu en justifications auprès de son ami. Ce dernier, qui semblait loin d’être dupe, s’est contenté de répondre: "Les jeunes ont raison. Le mensonge a les jambes courtes".