Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a réitéré mardi son refus d’"intégrer les réfugiés dans les classes du matin, avec les écoliers libanais". En réponse à des informations rapportées dans certains médias, selon lesquelles des agences onusiennes œuvreraient dans ce sens et couvriraient les écolages de ces élèves, ce qui assurera des rentrées en dollars frais aux établissements pédagogiques, le ministère a affirmé que sa position sur ce sujet est "claire". "Nous avons pris des positions fermes à cet égard", a-t-il insisté, soulignant que la stratégie du Liban consiste à assurer le retour des réfugiés dans des régions sûres en Syrie. "Celles-ci sont nombreuses", a constaté le ministère.

Il a rappelé, dans un communiqué, avoir déjà souligné que ces tentatives constituent une "forme déguisée d’implantation, que nous refusons". "Nous sommes engagés à assurer l’éducation de tous les enfants se trouvant sur le sol libanais, avec le soutien des donateurs, a encore insisté le ministère. Si les Libanais ne reçoivent pas une éducation, il sera impossible d’éduquer les non-Libanais quels que soient les méthodes et les projets."

Réitérant son refus à "l’implantation des réfugiés à travers le secteur privé", le ministère a appelé les écoles privées à refuser de telles sollicitations "puisqu’elles sont en contradiction avec la politique du gouvernement à l’égard des réfugiés", menaçant de prendre des mesures à l’encontre des établissements qui ne se conforment pas à cette politique.

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