Marwan Hamadé, député du Rassemblement démocratique, a indiqué, mardi, que l’envoyé spécial du président français Emmanuel Macron pour le Liban, Jean-Yves Le Drian, " ne viendra pas à Beyrouth avec une nouvelle formule ". Il abordera plutôt la situation " selon une approche française correspondant davantage à la proposition saoudienne, qui ne repose pas sur la désignation d’un candidat, mais sur la recherche d’un programme ".

Dans une interview accordée à la Voix de tout le Liban, M. Hamadé a précisé que M. Le Drian se basera sur des éléments apparus au cours des dernières semaines, comme l’unité chrétienne et l’intransigeance chiite face à la candidature du chef des Marada, Sleiman Frangié. Et, de déclarer que le Rassemblement démocratique est ouvert à la proposition d’autres noms que ceux avancés au départ.

D’après lui, les réunions de M. Le Drian avec les ambassadeurs des cinq pays (États-Unis, France, Arabie saoudite, Égypte, Qatar) et de ceux d’autres nations arabes, ainsi que l’Iran, auxquels s’ajoute le chargé d’affaires syrien ne sont pas le fruit du hasard. Sachant que l’envoyé français rencontrera également des chefs de blocs parlementaires et des candidats à la présidence, M. Hamadé s’est demandé : " Qu’en est-il du commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, dont les chances ont récemment augmenté ? Participera-t-il à ces réunions ? Quid de l’ancien ministre, aussi candidat à la présidence, Jihad Azour, qui a momentanément quitté le Liban sur la base de conseils liés à sa sécurité personnelle ? "