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Suite au tollé qu’ont suscité des images de requins au large du Liban, largement partagées sur les réseaux sociaux, le Conseil national pour la recherche scientifique libanais (CNRS-L) se veut rassurant: les requins présents dans les eaux libanaises ne présentent pas de danger.

Des vidéos et des photos de requins au large du Liban, largement partagées sur les réseaux sociaux, ont suscité un tollé sur les réseaux sociaux. Des appels à tuer les requins pour protéger la population ont ainsi été lancés et se sont multipliés notamment après la diffusion d’images effrayantes d’un requin en Mer rouge, en Égypte, attaquant un touriste. Or les requins présents dans les eaux libanaises ne sont pas dangereux, d’après le Centre national des sciences marines (CNMS) du Conseil national pour la recherche scientifique libanais (CNRS-L).

Les requins, loin de la zone des nageurs

Le CNMS a précisé, dans un communiqué, qu’étant responsable, depuis 2013, de la surveillance de la biodiversité marine, y compris des requins et des raies, il a réussi à "développer des connaissances sur les requins et les raies dans l’environnement marin libanais". Grâce à des enquêtes de pêche expérimentale et à la surveillance des marchés aux poissons, des chercheurs du Centre ont ainsi documenté la présence de 13 espèces de requins. Celles-ci ont été capturées dans les eaux côtières libanaises, à des profondeurs allant de 10 à 600 mètres, donc bien loin des zones fréquentées par les nageurs et, qui, généralement ne dépassant pas les quelques mètres.

Des acteurs de la biodiversité marine

Les requins jouent un rôle crucial dans la stabilité et l’équilibre des écosystèmes marins en tant que prédateurs primaires, a précisé le CNMS. Ils régulent les populations de poissons. Or, de nombreuses espèces de requins présentes en mer Méditerranée, y compris le Liban, sont menacées en raison de la surpêche et de la dégradation de leur environnement. En cause: les activités humaines et la pollution. Ainsi, bien que la plupart des requins ne soient pas directement ciblés par les pêcheurs, ils sont souvent capturés accidentellement en tant que prises accessoires. Ils sont rarement relâchés.

Par ailleurs, le changement climatique affecte les écosystèmes marins à différents niveaux, en particulier en mer Méditerranée, qui est, de plus, soumise à l’influence des espèces invasives après l’élargissement du canal de Suez. À cela s’ajoutent le réchauffement des eaux de mer et le phénomène d’acidification des océans qui ont un impact critique sur les écosystèmes marins et les espèces de requins.

Pas de requin-tigre au Liban

Selon le communiqué du CNRS-L, la présence de ces poissons cartilagineux près des côtes est un phénomène normal. Elle est due à plusieurs facteurs, telles que la proximité de certaines zones chaudes des plages ou la recherche de proies qui sont devenues rares dans les eux profondes en raison de la surpêche et du déséquilibre écologique. D’après le document du CNMS, les attaques de requins sont très rares et sont généralement provoquées par l’homme. Cependant, si les nageurs rencontrent une espèce de requin, il est conseillé de ne pas interagir avec elle. Il convient de noter que le requin responsable de l’attaque récente en Égypte, le requin-tigre (Galeocerdo cuvier), n’est pas présent en mer Méditerranée, ni détecté dans les eaux libanaises.

Si vous trouvez des informations sur des observations d’espèces de requins, vous pouvez contacter le CNMS via leur page Facebook : https://www.facebook.com/ncmscnrs.

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