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Le ministre sortant de l’Intérieur, Bassam Maoulaoui, a assuré lundi qu’"aucun conflit personnel" ne l’opposait au directeur des Forces de sécurité intérieure, le général Imad Othman, soulignant que la visite qu’il effectue au mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, "était prévue depuis le milieu de la semaine dernière" et n’était pas liée "à des informations relayées dans les médias".

Les propos de M. Maouloaui interviennent au lendemain d’informations ayant circulé vendredi selon lesquelles le ministre sortant de l’Intérieur devrait autoriser la justice militaire et civile à poursuivre le général Othman pour des affaires de corruption.

"Au ministère de l’Intérieur, nous travaillons pour servir les citoyens" et pour "éviter tout dysfonctionnement", a affirmé M. Maoulaoui. "J’ai assuré au mufti que nous refusons tout dysfonctionnement au sein de l’administration ou dans n’importe quelle institution relevant du ministère", a-t-il poursuivi, soutenant qu’il n’accepterait pas "le retour à l’administration publique d’une personne ayant commis des actes de corruption".

De son côté, le mufti Deriane a insisté sur "la nécessité de renforcer la collaboration entre les différentes institutions sécuritaires", notamment entre "l’armée et les Forces de la sécurité intérieure (FSI), d’autant que les FSI jouent un rôle important sur la scène intérieure, surtout en cette période difficile que traverse le Liban", lit-on dans un communiqué publié par le bureau d’information de Dar al-Fatwa. "Les forces de sécurité sont les seules à rester debout et unies au service du pays", a encore souligné le mufti, insistant sur la nécessité de "les soutenir".

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