Une finale inédite au Masters 1000 de Toronto opposera le Polonais Hubert Hurkacz (10e mondial), venu à bout samedi du Norvégien Casper Ruud (7e) en demie, à l’Espagnol Pablo Carreño (23e), vainqueur de haute lutte du Britannique Daniel Evans (39e).

A presque deux semaines de l’US Open (29 août-11 septembre), les cadors du circuit n’ont pas vraiment brillé sur le ciment canadien, en l’absence de Rafael Nadal, qui a préféré ménager ses abdominaux douloureux, et de Novak Djokovic, empêché d’entrer au Canada comme aux Etats-Unis car non vacciné.

Le Russe N.1 mondial Daniil Medvedev, l’Espagnol Carlos Alcaraz (N.3) ou encore le Grec Stefanos Tsitsipas (N.5) ont tous chuté prématurément, libérant de l’espace pour les seconds couteaux.

Une rareté pour l’Open du Canada, où le dernier joueur classé au-delà du Top 8 à s’y être imposé est Jo-Wilfried Tsonga, en 2014, déjà à Toronto.

C’est le bonheur qui attend donc Hurkacz ou Carreño, avec sur le papier l’avantage au Polonais de 25 ans, qui sait ce que c’est de jouer – et gagner – une finale de Masters 1000: il s’était révélé par son triomphe à Miami l’an passé, avant de confirmer en atteignant les demi-finales à Wimbledon.

Comme la veille face à l’Australien Nick Kyrgios, il lui a fallu trois sets pour renverser 5-7, 6-3, 6-2 Ruud, finaliste du dernier Roland-Garros.

" J’ai dû m’accrocher "

" Hubi " a pourtant été efficace d’entrée sur sa première balle, comme en attestent 11 aces (18 au total), mais cela n’a pas empêché son rival de saisir les occasions de le débreaker, après avoir été mené d’entrée 3-0.

Le Norvégien de 23 ans, alors extrêmement solide, a plusieurs fois poussé à la faute le Polonais, sanctionné d’un deuxième break concédé, préalable à la perte du set. " Il était meilleur pendant le premier set. J’ai juste dû m’accrocher et me battre ", a reconnu Hurkacz. Mis sous pression d’entrée de seconde manche, il s’est enfin rebiffé pour débreaker. Puis il a élevé son niveau de jeu, en prenant plus souvent le filet, ce qui lui a réussi pour encore s’emparer du service adverse et se détacher 4-2.

Intenable, c’est sur une superbe amortie qu’il a égalisé. " Je suis resté agressif, j’ai essayé de saisir toutes les chances de prendre le dessus dans les échanges et de le mettre mal à l’aise ", a expliqué Hurkacz, qui a encore accéléré la cadence en breakant dès l’entame du dernier set, avec l’aide de la bande du filet.

Un coup de pouce qui illustrait aussi la réussite du Polonais plus entreprenant et pressant, aussitôt récompensé d’un double-break, puis de la victoire en 2h03.

6/6 pour Hurkacz ?

Il en manque une au natif de Wroclaw pour s’adjuger un 6e titre sur le circuit ATP, qui serait son deuxième en 2022, deux mois après celui glané sur le gazon allemand de Halle. " J’essaie d’être compétitif et aussi bien préparé que possible. J’ai eu la chance de gagner mes (cinq) premières finales. Mais demain, c’est un nouveau match et il sera très difficile ", a-t-il souligné.

Carreño a aussi lutté âprement pour écarter Evans 7-5, 6-7 (7/9), 6-2. Après le gain d’un premier set assez serré, il aurait pu pourtant en finir plus vite s’il n’avait pas manqué une balle de match au jeu décisif du deuxième.

Au lieu de quoi, le bouillonnant Britannique de 32 ans, combatif en diable, s’en est sorti sans trembler, survolté au moindre point gagné.

Mais il a toutefois fini par manquer de tonus au milieu du 3e set, quand Carreño ne faiblissait pas.  L’Espagnol de 31 ans a accéléré la cadence, en remportant les quatre derniers jeux et le match, au bout de trois heures intenses.

Lui aussi fort de six titres à son palmarès, l’Espagnol atteint pour la première fois la finale d’un tournoi de cette catégorie, juste en dessous des Grands Chelems. Ce sera leur troisième confrontation avec Hurkacz. Il avait remporté leur première confrontation en 8e de finale du Masters 1000 de Cincinnati en 2019, mais perdu la seconde en finale du tournoi de Metz.

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