L'Iran fustige de nouvelles sanctions américaines
Le président Donald Trump signe un décret dans le bureau ovale de la Maison Blanche le 25 février 2025 à Washington, DC. Trump a signé un décret suspendant les habilitations de sécurité détenues par Peter Koski et les membres, partenaires et employés de Covington & Burling LLP qui ont assisté l'ancien conseiller spécial Jack Smith lorsqu'il était conseiller spécial. ©Alex Wong/Getty Images/AFP

Les nouvelles sanctions américaines annoncées lundi contre le secteur pétrolier iranien sont "un exemple d'hostilité" des États-Unis envers l'Iran, a estimé mercredi Téhéran.

Le président américain Donald Trump a été l'artisan d'une politique dite de "pression maximale" envers l'Iran durant son premier mandat (2017-2021), avec le rétablissement de sanctions pour affaiblir le pays économiquement et l'isoler sur la scène internationale.

Le locataire de la Maison Blanche se dit désormais favorable à des négociations avec l'Iran pour encadrer son programme nucléaire depuis son retour au pouvoir en janvier. Mais il a également renforcé les sanctions contre Téhéran.

Washington a ainsi annoncé lundi une nouvelle série de mesures à l'encontre de personnes, de sociétés et de navires accusés de contourner les sanctions déjà en place contre le pétrole iranien.

"Il s'agit d'un exemple d'hostilité des dirigeants américains à l'égard du bien-être, du développement et du bonheur du peuple iranien", a estimé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

Donald Trump a indiqué début février vouloir un accord avec l'Iran sur son programme nucléaire.

"Cela permettrait à l'Iran de se développer (économiquement) et de prospérer pacifiquement", avait ajouté le président américain sur son réseau social Truth.

"L'imposition de sanctions contre la nation iranienne est la plus grande preuve du mensonge de ces propos", a relevé le porte-parole iranien, sans toutefois spécifiquement faire de lien avec cette déclaration du président américain.

Les sanctions annoncées lundi par le gouvernement américain sont les secondes en moins d'un mois à frapper le secteur pétrolier iranien.

L'Iran dépend d'un réseau de navires pétroliers pour contourner les sanctions occidentales et continuer à vendre son pétrole qui lui fournit une source essentielle de revenus.

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a écarté mardi toute "négociation directe" avec les États-Unis sur le nucléaire iranien, dans le contexte actuel de "pression maximale" de Donald Trump.

Avec AFP

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