Ces derniers jours ont été marqués par toutes sortes de spéculations sur le passé, le présent et l’avenir, ainsi que par des récits d’astres, de planètes et d’inspirations. Il convient de les distinguer, d’autant que l’astronomie, bien que scientifique, se transforme malheureusement en simple commerce dans la perception des sociétés orientales.
Au cœur de tout cela, une observation m’a particulièrement frappé : la plupart de ceux qui partageaient leurs « prédictions » avaient compris que la phase de redéfinition de la région touchait à sa fin. Ils ont choisi de contourner les prévisions et de suivre le courant, même si certains théorisaient qu’aucune guerre ne surviendrait, comptant sur l’équilibre de la terreur entre Israël et le Hezbollah.
Un titre de livre a particulièrement attiré mon attention, sans qu’il soit besoin de le promouvoir. Il évoque la fin imminente d’un long et laborieux processus, et cela ne requiert ni devin, ni voyant, ni inspiré doté d’un don particulier pour l’anticiper.
Quiconque n’a pas observé comment Donald Trump a interagi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison-Blanche, et comment il a passé avec lui la nuit du Nouvel An, a manqué de nombreux éléments essentiels pour comprendre la politique dans son ensemble.
Mais quiconque parie sur une nouvelle flambée de guerre au Liban se limite dans sa réflexion, d’autant que les déclarations faites aux États-Unis étaient claires et visaient l’Iran, et que les États-Unis ont menacé d’intervenir si des manifestants venaient à être tués.
Que se passera-t-il en 2026 ? Dieu seul le sait, malgré toutes les prédictions des devins. Mais la vérité incontournable est que Donald Trump, indépendamment de tout prix Nobel, souhaite que l’on retienne de lui dans les livres d’histoire qu’il a mis fin à près d’une décennie de conflits au Moyen-Orient durant son mandat, et que tous les pays de la région vivent désormais en paix les uns avec les autres, quelles que soient les conditions et les critères de cette paix.
Quant à Benjamin Netanyahu, contrairement à ce que l’on raconte sur ses inquiétudes à l’approche des prochaines élections israéliennes en fin d’année, il ne poursuit qu’un seul objectif : surpasser Ben Gourion dans l’histoire d’Israël, devenir le dirigeant qui aura apporté la paix à son pays avec ses voisins, et imposer par la force ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a jamais réussi à accomplir. Telle est la seule équation possible, et la seule paix envisageable.



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