Frappes israéliennes continues sur la banlieue sud de Beyrouth et le Liban-Sud
Frappes israéliennes près de Tyr après un avertissement d’évacuation visant des infrastructures du Hezbollah. © KAWNAT HAJU / AFP

Les raids israéliens ont visé mardi plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth: Mrayjé, Laylaké et Jamous (à 2 reprises), à la suite d’un appel à évacuation lancé par l’armée israélienne. En soirée, une frappe a ciblé un véhicule à Ouzai, aux abords de la banlieue sud, faisant un mort selon le ministère de la Santé.

Les frappes sur différentes régions du sud se sont également poursuivies dans les cazas de Nabatiyé, Marjayoun, Bint Jbeil et Saida. Le président du conseil municipal de Jouaya, Fawzi Fawaz, a été tué à la suite d’un raid sur la localité. L’armée libanaise a annoncé la mort d’un de ses soldats, Khodr Choucair, dans une frappe sur Beraachit.

L'armée israélienne a aussi mené une frappe près de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, après avoir averti qu'elle allait y viser des infrastructures du Hezbollah et exhorté la population à évacuer, selon un média d'État.

«L'ennemi israélien a mené une frappe sur la zone menacée» à Abbassiyé, près de la ville millénaire de Tyr, a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani).

L'armée israélienne avait auparavant prévenu qu'elle s'apprêtait à frapper un immeuble à Tyr, ainsi qu'un autre à Saïda.

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient la semaine dernière quand le Hezbollah pro-iranien a frappé Israël en réponse à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, au début des attaques des États-Unis et d'Israël sur l'Iran.

Israël, qui frappait régulièrement le sud du Liban ces derniers mois malgré le cessez-le-feu en vigueur avec le Hezbollah - l'accusant de se réarmer - a largement intensifié ses bombardements depuis le début du conflit au Moyen-Orient la semaine dernière.

Rapport quotidien actualisé du ministère de la Santé

Selon l’Unité de gestion des catastrophes, le bilan des frappes israéliennes s’élève à 570 morts et 1.444 blessés depuis le 2 mars. 

Le total de déplacés a atteint 759.300 personnes dont 122.600 sont accueillies dans 580 abris collectifs.

Par ailleurs, le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé mard une augmentation de 100.000 personnes déplacées en 24 heures.

Les autorités libanaises se mobilisent

Au niveau social et éducatif, les autorités ont annoncé plusieurs mesures destinées à faire face aux conséquences de la guerre et du déplacement des populations.

Le ministère des Affaires sociales a indiqué avoir activé le programme d’aide en espèces pour les personnes en situation de handicap: à partir de demain, une allocation de 100 dollars sera versée à 6.000 familles déplacées comptant un membre handicapé, avant un élargissement progressif du nombre de bénéficiaires. Parallèlement, 100.000 repas chauds seront distribués chaque jour dans les centres d’hébergement.

De son côté, le ministère de l’Éducation a annoncé un plan éducatif «flexible et réaliste» visant à concilier la sécurité des élèves et des enseignants avec la poursuite de l’apprentissage. Compte tenu des disparités entre régions, une approche uniforme ne sera pas appliquée: le dispositif prévoit une organisation adaptable entre enseignement présentiel et enseignement à distance dans les établissements publics.

Les autorités ont également indiqué qu’un suivi particulier sera assuré pour les écoles contraintes de fermer en raison de la guerre ou du déplacement des populations, avec un report de la reprise des cours si nécessaire et une coordination avec les directeurs afin de définir les prochaines étapes, tout en s’engageant à compenser les leçons manquées par les élèves.

AFP

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