Des dizaines de milliers de personnes ont participé lundi au carnaval du Nouvel An du Cap, l’un des événements culturels majeurs d’Afrique du Sud. Héritée de l’époque de l’esclavage, cette célébration emblématique mêle défilés, musique et costumes colorés, et incarne aujourd’hui l’identité et le patrimoine de la communauté métisse de la ville. À la fois fête populaire et acte de mémoire, le carnaval rappelle le rôle central de la culture dans l’histoire et la transmission des héritages du Cap.
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées lundi pour le traditionnel carnaval du Nouvel An du Cap, un des plus importants événements culturels d'Afrique du Sud, qui trouve ses racines dans l'histoire de la ville et l'esclavage.
Les nombreux participants, vêtus de costumes brillants en satin, ont défilé et dansé dans les rues pendant des heures, accompagnés par des fanfares, en faisant tournoyer leurs parapluies et en lançant des cannes au rythme des tambours traditionnels ghoema et des banjos.
La tradition est née il y a plus d'un siècle, lorsque des personnes réduites en esclavage venues d'Afrique et d'Asie du Sud-Est bénéficiaient d'une journée de congé pour célébrer le Nouvel An.
Elles furent les ancêtres de la minorité métisse du Cap, dont beaucoup considèrent le carnaval comme une célébration de leur culture, de leur identité et de leur patrimoine.
«C'est une pratique culturelle que vous ne verrez nulle part ailleurs», a déclaré le maire de la ville, Geordin Hill-Lewis, au début du défilé. «Elle est unique à l'échelle mondiale, profondément ancrée dans le patrimoine aimé et magnifique de notre ville», a-t-il ajouté.
Les organisateurs ont indiqué que quelque 17 troupes avec au total 20 000 artistes étaient attendues cette année. Le point d'orgue se déroule dans un stade pour l'étape de compétition, suivie par plus de 15 000 personnes.
Avec AFP
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