Coupe d’Asie U23 : le Liban veut jouer les trouble-fête face à l’Ouzbékistan
Jamal Taha et Ali Kassas, même cap : faire du Liban U23 le cheval noir du groupe. ©Lebanese Football Federation

Groupe corsé, préparation imparfaite, mais une idée fixe : entrer dans le tournoi avec un coup d’éclat. À Riyad, Jamal Taha assume le défi et promet une équipe “sans complexe”, portée par un mélange de locaux et de pros venus de l’étranger.

À la veille de l’entrée en lice dans la Coupe d’Asie U23 (Arabie saoudite 2026), le Liban s’est présenté au micro avec un discours clair : pas d’alibi, mais des paramètres à gérer. Mardi, lors de la conférence de presse du groupe C, le sélectionneur Jamal Taha, accompagné du joueur Ali Kassas, a d’abord salué l’accueil saoudien et “la qualité de l’organisation”, avant de rentrer dans le dur : la préparation n’a pas été à la hauteur des souhaits du staff.
Le chantier est connu : le championnat libanais s’est arrêté tardivement, “il y a une dizaine de jours”, ce qui a pesé sur la montée en régime. “Nous avons repris le rassemblement depuis environ une semaine et nous avons enchaîné des séances intensives pour arriver au tournoi avec la meilleure condition possible”, a expliqué Taha, lucide mais combatif.

Un groupe difficile… et une fenêtre à ouvrir

Dans une poule où chaque match ressemble à un test de maturité, le Liban s’avance sans se cacher. L’Ouzbékistan, premier obstacle mercredi, a déjà soulevé le trophée par le passé : du pedigree, de l’impact, une culture du tournoi. “Le groupe est difficile. L’Ouzbékistan a déjà été champion, mais nous allons tout faire pour être le cheval noir”, a lancé Taha, qui insiste sur l’état d’esprit plus que sur les slogans.
L’argument principal des Cèdres U23 tient en une phrase : la qualité de l’effectif. Le sélectionneur dit compter sur “un groupe de joueurs locaux et de professionnels arrivés de l’extérieur”, avec l’objectif de créer une alchimie rapide, suffisamment solide pour offrir “une prestation convaincante et une image à la hauteur du football libanais”.

Le message d’Ali Kassas 

De son côté, Ali Kassas a rappelé que la présence en phase finale est déjà “le fruit d’un accomplissement important”, et promet une équipe qui jouera avec fierté : l’enjeu n’est pas seulement le résultat, mais la crédibilité, le contenu et la capacité à tenir le rythme d’un tournoi où les détails font la loi.
Taha a conclu sur une conviction simple : malgré la difficulté, “le football ne connaît pas l’impossible quand il y a de la détermination”. Traduction sur le terrain : un Liban pragmatique, discipliné, prêt à souffrir, mais décidé à frapper au bon moment. Le premier match, face à l’Ouzbékistan, dira tout de suite si cette équipe est venue pour apprendre… ou pour bousculer la hiérarchie.

 

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