Mondial 2027 : le Liban joue gros, l’Arabie saoudite en ligne de mire
Wael Arakji, maître à jouer du Liban, prêt à prendre les commandes face à l’Arabie saoudite. ©© fiba-basketball

Le Liban reçoit ce vendredi à 21h l’Arabie saoudite au Nouhad Nawfal Sports Complex de Zouk Mikaël pour un rendez-vous déjà capital dans les qualifications asiatiques du Mondial 2027. Portés par leur succès arraché au Qatar, les hommes d’Ahmad Farran doivent faire le plein à domicile pour se rapprocher du deuxième tour.

Le Liban retrouve enfin son public. Ce soir, la sélection remet le bleu de chauffe à Zouk Mikaël face à une Arabie saoudite en nette progression. Le décor est posé : groupe D des qualifications asiatiques, avec Qatar déjà assuré d’une place au Mondial comme pays hôte, et trois équipes – Liban, Arabie, Inde – pour deux billets restants vers le deuxième tour. Dans ce contexte, la marge d’erreur est quasi nulle.

De retour d’un camp de préparation en Serbie, le groupe arrive lancé par le thriller de Lusail, remporté 75–74 face au Qatar grâce à un lay-up décisif de Youssef Khayat dans les dernières secondes. Ce soir, plus question de vivre avec le feu : l’objectif est de s’imposer avec autorité, avant la réception de l’Inde dimanche, pour asseoir le Liban tout en haut du groupe.

Une deuxième fenêtre sous haute pression

Cette deuxième fenêtre peut déjà orienter la campagne. Si le Liban aligne deux succès à domicile, il fera un grand pas vers le deuxième tour, tout en repoussant l’Arabie saoudite et l’Inde dans le rétroviseur. À l’inverse, un faux pas à Nouhad Nawfal relancerait complètement les calculs.

Ahmad Farran le sait mieux que personne. Sa première sortie officielle, au Qatar, s’est transformée en baptême du feu, entre trou d’air, remontée adverse et fin de match irrespirable. Il en est sorti avec une première victoire, qualifiée lui-même de « moche mais précieuse ». Ce soir, il vise un tout autre scénario : imposer le tempo, contrôler les émotions et éviter de remettre l’adversaire dans le match.

Un Liban ambitieux, rajeuni mais armé

Sur le parquet, le Liban peut toujours compter sur son noyau dur. Wael Arakji mène le jeu et le groupe, Amir Saoud reste une menace permanente à trois points, Dedrick Lawson sécurise le rebond et la peinture, alors que des profils comme Gerard Hadidian, Ali Mansour ou Sergio El Darwich apportent densité et expérience.

Autour de ces cadres, des visages plus frais s’installent dans la rotation. Youssef Khayat, héros de Lusail, symbolise cette nouvelle génération capable de prendre ses responsabilités dans le money-time. D’autres jeunes, comme Lucas Saleh ou Jihad El Khatib, jouent gros dans cette fenêtre pour gagner des minutes et s’ancrer durablement en sélection.

Certaines absences pèsent, notamment celles d’Ali Haidar ou de Mark Khoury, mais l’idée est claire : élargir la base tout en gardant un niveau d’exigence élevé. Pour Arakji, la présence de nouveaux noms est une bonne nouvelle, à condition que chacun se mette au service du collectif.

L’Arabie saoudite, outsider sans complexe

L’Arabie saoudite n’a plus rien du sparring-partner d’antan. Avec ses deux victoires sur l’Inde lors de la première fenêtre et un basket plus structuré, le « Vert » arrive à Zouk Mikaël avec une vraie ambition : signer un coup à l’extérieur qui le rapprocherait d’une qualification historique.

L’équipe saoudienne s’appuie sur un groupe athlétique, capable de monter la pression défensive, de gratter des ballons et de punir en transition. Si le Liban se montre laxiste sur la protection de balle – comme ce fut le cas par séquences au Qatar – la soirée peut vite devenir compliquée.

Clés du match : tempo, maîtrise, public

Pour prendre le dessus, le Liban devra d’abord imposer son rythme : défense agressive, rebond contrôlé, course vers l’avant et bonnes positions de tir pour ses scoreurs. La gestion des possessions sera également déterminante : chaque balle perdue peut offrir un panier facile à l’Arabie saoudite et installer le doute dans la salle.

Reste enfin le facteur Nouhad Nawfal. Zouk Mikaël sait se transformer en vrai chaudron les soirs de grandes affiches. Dans un format de fenêtres où tout se joue sur des détails, le soutien du public peut peser autant qu’un système bien exécuté.

Ce Liban–Arabie saoudite n’est peut-être qu’un match de groupe sur le papier. Mais dans les têtes, il vaut bien plus : une occasion de confirmer le statut de favori, d’envoyer un message au reste de l’Asie et de faire un pas de plus, concret, vers Doha 2027. Ce soir, le Liban joue gros… et il le sait.

 

 

 

 

 

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