Mené 3-0, le Liban U23 a refusé de lâcher la partie et a terminé la soirée sur une révolte tardive, portée par un doublé de Leonardo Shahin. Mais à Riyad, le réveil n’a pas suffi : trop d’erreurs, pas assez de maîtrise au milieu, et une entrée en lice qui laisse un goût amer.
Le Liban a ouvert son chapitre dans la Coupe d’Asie U23 2026 par une défaite (3-2) face à l’Ouzbékistan, au stade Prince-Faisal-bin-Fahd à Riyad. Une première sortie qui résume les tournois de haut niveau : une poignée de minutes mal gérées, une sanction immédiate… puis une réaction qui arrive quand l’addition est déjà salée.
Une compétition, un miroir sans pitié
La Coupe d’Asie U23, c’est le grand examen continental des générations. Ici, pas de place pour les “presque” : chaque ballon perdu est une invitation, chaque duel manqué devient une brèche, et le score ne pardonne rien. Dans ce décor saoudien, le Liban U23 espérait lancer sa campagne avec le costume de “cheval noir” annoncé en conférence de presse. Il en a surtout retenu la leçon : à ce niveau, il faut être prêt tout de suite.
Dix minutes d’ordre… puis le premier coup de massue
Le Liban a démarré proprement : bloc organisé, pression haute, intentions claires durant les dix premières minutes, avec quelques situations qui auraient pu récompenser l’audace. Mais l’Ouzbékistan a joué la partition du réalisme. À la 24e minute, les Ouzbeks ont ouvert le score (1-0) et ont installé cette sensation dangereuse : le match glisse.
À la pause, le Liban était encore dans la partie. Sur le tableau, un seul but de retard. Sur le terrain, déjà un avertissement : le moindre flottement se paye cash.
Le trou d’air qui coûte un match
La reprise a été brutale. L’Ouzbékistan a appuyé là où ça fait mal : vitesse de projection, présence dans l’axe, agressivité sur les deuxièmes ballons. Résultat : deux buts en sept minutes (50e, 57e) et un 3-0 qui ressemble à une sentence.
C’est souvent là que les équipes s’éteignent. Le Liban a choisi de se rebeller — mais trop tard pour renverser la table.
Shahin, l’étincelle au milieu des cendres
Au cœur de ce scénario compliqué, Leonardo Shahin a pris la lumière. À la 56e minute, il a réduit l’écart (3-1), comme pour rappeler que le Liban n’était pas venu pour subir en silence. Puis, au bout du temps additionnel (90+5), il a remis ça : 3-2, doublé, et une dernière frappe qui transforme la défaite en message.
Un message simple : le Liban a du répondant. Il a même de l’orgueil. Mais il a aussi laissé passer trop de choses avant de se réveiller.
Une défaite, des enseignements, et une urgence
Le match a mis en évidence ce que les tournois exposent cruellement : les erreurs se multiplient plus vite que les occasions. Le Liban a payé cher certaines approximations, notamment dans la gestion du tempo et des transitions. La réaction, elle, est un point d’appui : après les changements, l’équipe a retrouvé du mordant, plus de verticalité, plus de présence.
Mais à 3-0, on ne “revient” pas : on “répare”. Et réparer ne suffit pas toujours.
Et maintenant, la Corée du Sud : zéro excuses, zéro calcul
Le Liban enchaîne samedi 10 janvier face à la Corée du Sud, pendant que l’autre match du groupe s’est soldé par un nul (Iran–Corée du Sud 0-0). Traduction : le groupe est ouvert, mais il faudra transformer la révolte tardive en match plein, dès la première minute.




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