Washington valide l'exportation de puces Nvidia vers la Chine
Les États-Unis autorisent l’exportation conditionnelle des GPU H200 de Nvidia vers la Chine, malgré les inquiétudes de l’opposition démocrate sur l’utilisation militaire possible de ces puces. ©Wikipedia

Les États-Unis ont formellement autorisé mardi l'exportation par le géant américain Nvidia de certaines de ses puces vers la Chine, sous conditions, en application de ce qu'avait annoncé début décembre Donald Trump.

Cet accord autour des processeurs graphiques (GPU), très recherchés notamment pour le développement de l'intelligence artificielle (IA), concerne les H200, un produit qui n'est pas le plus avancé de la gamme de Nvidia.

Leur export, jusqu'à présent interdit par défaut, se fera désormais au cas par cas, selon un texte officiel du ministère américain du Commerce.

Mais, selon le média The Information, la Chine cherche à limiter les achats de puces américaines et compte drastiquement restreindre l'achat de H200 par des clients chinois, à quelques exceptions, afin de favoriser les puces chinoises.

Début décembre et après s'être entretenu avec son homologue chinois Xi Jinping, Donald Trump avait annoncé avoir autorisé la vente de ces puces sous condition en Chine, affirmant que Nvidia reverserait à l'État américain 25% du chiffre d'affaires des ventes.

Les exportations de puces américaines vers la Chine sont un sujet de tension depuis plusieurs années, l'ex-président Joe Biden puis son successeur Donald Trump craignant, en particulier, qu'elles ne soient utilisées à des fins militaires.

Dès 2022, le gouvernement Biden avait mis en place des restrictions à l'export. Nvidia y avait remédié en concevant un processeur graphique moins puissant, le H20, afin de satisfaire aux limites imposées par les États-Unis et pouvoir ainsi accéder au marché chinois.

La capacité de calcul des H200 représente plus de six fois celle des H20, selon un rapport du groupe de réflexion Institute for Progress.

Le président américain cherche à limiter les bénéfices que peuvent tirer les entreprises chinoises de la technologie américaine, mais entend, dans le même temps, en faire un standard dominant au plan mondial, ce qui nécessite d'autoriser son exportation.

L'autorisation de vente des H200 en Chine a provoqué en décembre la colère de l'opposition démocrate à Washington, qui redoute que cette puissance de calcul ne soit utilisée par la Chine, grand adversaire des États-Unis, pour renforcer son arsenal militaire.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire