Gallant : Le Liban face à un choix historique après l’affaiblissement de Hezbollah
Selon Yoav Gallant, ancien ministre israélien de la Défense,la paix durable au Liban dépendra du courage de l’État à imposer son autorité face à Hezbollah. ©AFP

Dans un texte publié jeudi, Yoav Gallant, ancien ministre israélien de la Défense,affirme que les accords de paix au Moyen-Orient ne suffisent pas à assurer la stabilité : seule la supériorité militaire d’Israël garantit la durabilité des cessez-le-feu. Selon lui, l’histoire récente — des guerres de 1948 à 1973 et des accords avec l’Égypte et la Jordanie — montre que la paix ne peut être durable que si l’autre partie reconnaît la permanence d’Israël et que l’armée israélienne reste en position de force.

Pour Gallant, les exemples de l’Égypte et de la Jordanie démontrent qu’un pays peut accepter la permanence d’Israël et conclure des accords durables seulement lorsque l’équilibre des forces est clair. À l’inverse, les acteurs qui ne peuvent vaincre Israël par des moyens conventionnels, comme les Palestiniens ou le Hezbollah, ont recours au terrorisme ou aux armes non conventionnelles.

Le Liban occupe une place centrale dans son analyse. Gallant rappelle que le retrait israélien du sud du Liban en 2000 a permis au Hezbollah de combler le vide et de se renforcer, menant à la guerre de 2006. Il souligne que malgré la résolution 1701 de l’ONU, le Hezbollah n’a pas désarmé et que le Liban et les forces internationales n’ont pas pu faire respecter les dispositions.

Selon Gallant, en 2024, Israël a mené une série d’opérations ciblées contre le Hezbollah, éliminant ses dirigeants, détruisant son arsenal et poussant ses forces au nord sans occuper le Liban. Cela a permis de négocier un cessez-le-feu sous médiation américaine. Cette fois, Israël conserve la capacité d’intervenir si le Hezbollah viole l’accord, ce qui, selon Gallant, garantit la stabilité. L’ancien ministre israélien souligne que cette campagne offre au Liban une opportunité historique : le Hezbollah ne peut plus prétendre défendre le pays alors qu’il a usurpé la souveraineté de l’État et entraîné sa population dans la destruction. Les dirigeants libanais doivent saisir cette chance pour affirmer le contrôle de l’État et assurer la sécurité et la prospérité du pays.

Gallant conclut que, selon lui, au Moyen-Orient, la paix ne tient que si la force militaire permet de l’imposer, et que les accords et déclarations diplomatiques n’ont de valeur qu’accompagnés de la capacité de les faire respecter.

 

 

 

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