Frappes israéliennes dans le sud, plusieurs morts
Frappe israélienne ciblée à Tyr, le 26 janvier 2026. ©Al Markazia

Une frappe aérienne israélienne a visé lundi soir une voiture sur la route Ali al-Taher, près de la ville de Kfarman, dans la région de Nabatieh, dans le sud du Liban, tandis que l’armée israélienne a annoncé avoir pris pour cible deux membres du Hezbollah.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a indiqué avoir mené cette attaque «en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah», affirmant avoir frappé «deux membres du Hezbollah dans la région de Nabatieh».

Peu après, le Centre des opérations d’urgence sanitaire du ministère libanais de la Santé publique a annoncé que le raid israélien ayant touché la localité voisine de Kfar Remman avait fait deux morts.

Plus tôt dans la journée, l’armée israélienne a également annoncé avoir mené une attaque dans la région de Tyr, affirmant avoir «éliminé Ali Nour Eddine», présenté comme responsable de l’artillerie du Hezbollah sur l’axe Hoch-Tyr.

Selon des sources locales, une frappe ciblée avait touché dans l’après-midi une voiture circulant sur la route de Hoch-Tyr, face au centre Karaz, faisant un mort et deux blessés. L’armée israélienne a revendiqué cette attaque, indiquant que son aviation avait visé «un élément du Hezbollah dans la région de Tyr», là encore en réponse à ce qu’elle qualifie de violations répétées du cessez-le-feu.

Des informations locales ont identifié la personne tuée comme cheikh Ali Nourreddine, membre du Hezbollah et animateur de programmes religieux sur la chaîne Al-Manar.

Par ailleurs, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a annoncé lundi avoir «aidé l’armée libanaise à se déployer sur environ 130 positions permanentes dans le sud du Liban depuis novembre 2024». Selon la force onusienne, plus de 400 caches d’armes et infrastructures ont été signalées à l’armée libanaise.

«Nos efforts conjoints soutiennent la résolution 1701 et contribuent à la stabilité à long terme», a conclu la Finul.

Une situation sécuritaire toujours volatile

Sur le terrain, les tensions restent vives dans le sud du Liban. Israël a notamment visé la route de Markaba par un tir de mortier, tandis que l’armée israélienne a ouvert le feu en direction d’un groupe de jeunes qui effectuaient des travaux agricoles à l’est de Yaroun (caza de Bint Jbeil), sans faire de blessés, mais en endommageant un engin.
Plus tôt dans la matinée, des rafales d’armes automatiques ont été tirées depuis le site d’al-Bayad en direction des abords de Blida. Dans la nuit, des raids aériens ont également visé les hauteurs d’Aqmata–Louaizé, dans la région de l’Iqlim el-Touffah.

La dynamique diplomatique

Dans ce contexte, Simon Karam, chef de la délégation libanaise au «mécanisme» de surveillance du cessez-le-feu, a réaffirmé que l’armée libanaise est la seule habilitée à démanteler la structure militaire du Hezbollah, soulignant que le Hezbollah n’a transmis aucune information sur ses armes et installations. Lors d’une interview accordée à Al-Hadath, il a insisté sur l’attachement du Liban au mécanisme existant et appelé à la tenue d’une réunion prochainement, faisant du retour des habitants du Sud un pilier des négociations.

De leur côté, les ambassades des États-Unis à Beyrouth et en Israël ont réitéré, dans un communiqué publié sur X par l’ambassade américaine au Liban, leur engagement en faveur d’une paix durable et effective entre le Liban et Israël, fondée sur la diplomatie et le dialogue. Accueillies ce week-end par l’ambassade US en Jordanie, elles indiquent avoir discuté des étapes nécessaires pour promouvoir une région plus pacifique et plus prospère.

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