Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a affirmé lundi que sa formation ne resterait pas neutre face à toute menace visant le guide suprême iranien, Ali Khamenei.
S’exprimant lors d’un rassemblement de solidarité avec la République islamique d’Iran, tenu dans la banlieue sud de Beyrouth, Kassem a assuré que son parti se considérait directement concerné et visé par les menaces américaines et israéliennes contre l’Iran. Il a indiqué que les modalités de riposte à une éventuelle attaque seraient déterminées «en temps voulu», en fonction de la situation et des intérêts en jeu, insistant sur le fait que le Hezbollah «n’est pas neutre».
Abordant la question de l’équilibre des forces, Kassem a estimé que l’absence de parité militaire n’annule pas le droit à la défense, affirmant que celle-ci s’impose précisément «en cas d’agression». Concernant le risque d’exposer le Liban à des dégâts supplémentaires, Kassem s’obstine à affirmer que la «résistance» serait «garante de la dignité et de la souveraineté du pays».
Il a ainsi réitéré sa théorie selon laquelle le Liban, Gaza, la Syrie et l’Iran sont visés par un même projet mené par les États-Unis et Israël contre les mouvements de «résistance et d’indépendance» dans la région.
Le secrétaire général du Hezbollah n’a pas manqué de réitérer l’adhésion de son parti au principe du wilayat al-faqih. Dans cette optique, toute menace visant l’ayatollah Khamenei dépasserait la seule personne du dirigeant iranien pour toucher, selon lui, des millions de partisans. Il a averti qu’un tel acte aurait de graves répercussions sur la stabilité régionale et internationale.
Évoquant le récent mouvement de contestation du régime, il a souligné que l’Iran a réussi à préserver sa cohésion grâce, selon lui, à la solidarité entre la population et les institutions.



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