Fort du succès international des Yeux de Mona, best-seller traduit en 37 langues et salué jusqu’aux États-Unis où il figure parmi les meilleures ventes, l’écrivain et historien de l’art Thomas Schlesser publie Le chat du jardinier. Attendu le 2 février chez Albin Michel, ce nouveau roman consacré au pouvoir réparateur de la poésie entend raviver le goût des vers auprès du grand public, deux ans après un premier livre vendu à plus d’un million d’exemplaires et devenu un phénomène éditorial mondial.
Après le succès des Yeux de Mona, qui triomphe actuellement aux États-Unis, l'écrivain français Thomas Schlesser publie Le chat du jardinier, un roman qui veut redonner «l'envie de lire de la poésie».
Ce nouveau livre, qui sort le 2 février chez Albin Michel, est très attendu deux ans après le phénomène Les yeux de Mona, un roman d'initiation de l'art traduit en 37 langues et vendu à plus d'un million d'exemplaires, dont 500 000 en France.
«J'ai été très surpris que ce livre remporte un tel succès en France et à l'étranger», reconnaît Thomas Schlesser dans un entretien à l'AFP.
Il se dit même «estomaqué» par sa percée aux États-Unis, «un marché horriblement difficile pour les auteurs non anglophones».
Publié sous le titre Mona's Eyes, le roman figure depuis plusieurs semaines dans le haut du classement des best-sellers du New York Times, avec plus de 250.000 exemplaires écoulés.
Les ventes se sont encore accrues lorsqu'il a été désigné «Livre de l'année 2025» par la première enseigne de librairies du pays, Barnes & Noble.
Dans ce roman, un grand-père initie à la beauté de l'art sa petite-fille de 10 ans avant qu'elle ne perde la vue, en lui faisant admirer les plus beaux tableaux des musées parisiens du Louvre, d'Orsay et du centre Pompidou.
Des États-Unis à la Turquie en passant par l'Allemagne, l'engouement international pour Les yeux de Mona est lié au fait qu'«il mélange la fascination pour les arts à l'universalité du thème de la transmission entre générations», explique Solène Chabanais, directrice des droits étrangers d'Albin Michel.
«Un poème par jour»
Ce succès inattendu n'a «pas changé grand-chose» dans la vie de Thomas Schlesser, 48 ans, à la fois historien d'art, directeur de la fondation Hartung à Antibes (sud-est) et professeur à l'École polytechnique.
Ce fils d'écrivain à la chevelure ébouriffée est aussi un grand amateur de poésie.
«J'en lis depuis l'âge de 12 ans et je m'efforce de lire au moins un poème par jour. C'est une excellente hygiène de vie», témoigne-t-il.
Il veut partager cette passion dans Le chat du jardinier, où la poésie exerce sa «puissance réparatrice» auprès de Louis, un jardinier hypersensible et déprimé par la perte annoncée de son chaton, atteint d'une tumeur.
Sa nouvelle voisine, Thalie, une professeure de lettres à la retraite, va lui redonner le moral en lui faisant découvrir, autour de verres de pastis, quelque 80 poètes, de Paul Verlaine à Aimé Césaire en passant par Charles Baudelaire ou l'Italienne Gaspara Stampa.
«Je peux témoigner du fait que la poésie peut vraiment sauver la vie quand on va mal. Et même quand on va bien, elle peut la rendre plus intense», affirme Thomas Schlesser.
Il se félicite du «retour en force, dans les jeunes générations, de la poésie», qui a longtemps souffert d'avoir été une matière scolaire à apprendre par cœur puis à réciter en classe.
Ce retour se fait par le biais de l'oralité et de la chanson, notamment du slam, mais aussi «de la poésie écrite, expérimentale», qui «va certainement connaître des bifurcations incroyables avec l'intelligence artificielle», prédit l'écrivain.
Par Jérôme RIVET / AFP



Commentaires