Sur les planches, Francis Huster revient en psy dans «En thérapie»
Le comédien français Francis Huster pose lors d’une séance photo au Théâtre Antoine à Paris, le 28 janvier 2026. ©Joel SAGET / AFP

Après avoir annoncé il y a trois ans qu’il ne remonterait plus sur scène, Francis Huster, 78 ans, fait un retour remarqué dans En thérapie, adaptation théâtrale de la série israélienne BeTipul, au théâtre Antoine à Paris, jusqu’à mi-mars. Ancien sociétaire de la Comédie-Française et acteur de cinéma, il incarne Armel Caussade, un psy confronté aux histoires de trois patients aux parcours intenses. Entre transmission à la jeune génération d’acteurs et exploration de nouveaux registres de jeu, Huster poursuit également ses projets cinématographiques et musicaux.  

Il espère bien jouer encore pour «les dix années à venir»: Francis Huster, 78 ans, revient sur les planches dans le rôle du psy de la pièce En thérapie, adaptation au théâtre de la série éponyme, heureux de renouveler son jeu aux côtés de la jeune génération.

Cet insatiable comédien, ancien sociétaire de la Comédie-Française, qui a également tourné au cinéma avec Claude Lelouch ou Francis Veber (Le dîner de cons, 1998), avait décidé «il y a trois ans de ne plus jamais monter sur scène», raconte-t-il à l'AFP.

Mais la proposition de participer à cette adaptation de BeTipul, nom de la série dans sa version originelle israélienne, aux côtés de trois jeunes acteurs, au Théâtre Antoine à Paris jusqu'à mi-mars, l'a fait changer d'avis.

Ce qui l'a attiré? Le «jeu moderne incarné par une nouvelle génération de comédiens qui n'a plus rien à voir avec les déclam'acteurs d'il y a trente ans», dit-il, précisant qu'il a lui-même à cœur d'ajuster son jeu pour se concentrer sur «les silences, la présence, les regards, l'émotion».

Sur le plateau, transformé en intérieur de cabinet aux murs en bois clair, son personnage, le thérapeute Armel Caussade, reçoit tour à tour, sur le divan ou en visio, ses trois patients: un flic de la Brav-M qui a tué un manifestant, une traductrice marquée par des violences de la guerre dans les Balkans et une religieuse qui doute de sa vocation.

Un personnage ici plutôt malmené, en pleine chute dans sa vie privée, pas toujours attachant. «C'est vrai… La pièce pourrait presque s’appeler Autant en emporte le psy», s'amuse Francis Huster, «fou de joie» de ce retour sur scène. «Ma vie, c'est ce métier», répète-t-il.

Deuxième saison?

Pour travailler ce rôle, il s'est gardé de regarder la série télévisée, «pour ne pas être influencé». «Je suis complètement dans une bulle, avec les autres acteurs».

«Si c'est un succès, il y aura une suite à la pièce, avec trois autres patients», confie-t-il.

Lui qui a aussi, tout au long de sa carrière, multiplié les rôles à la télévision (Les Dames de la côte, Jean Moulin, une affaire française, Zodiaque) n'a pas l'intention de s'arrêter.

Parmi ses projets, «un film avec Claude Lelouch», la suite de Zodiaque, mais aussi des concerts-spectacles Musset-Chopin au printemps en duo avec la pianiste Hélène Tysman, énumère-t-il.

Un autre duo, cette fois avec la violoncelliste Callune Kippeurt, est en préparation. Et puis, «probablement à l'automne, une surprise qu'(il) prépare… au théâtre», ajoute-t-il, mystérieux. Les rôles qu'il souhaite incarner désormais? Des personnages «au bord du précipice».

Le comédien, qui a reçu en 2024 un Molière d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, continue de réclamer l'entrée au Panthéon du plus connu et populaire des dramaturges français. Il a consacré à Molière, l'auteur qu'il a le plus interprété, un Dictionnaire amoureux il y a cinq ans.

Par Karine PERRET / AFP

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