Haykal à Washington pour la poursuite du contrôle des armes
©Ici Beyrouth

Le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, se rend à Washington, conscient de la supériorité israélienne dans la promotion de son narratif concernant le contrôle des armes du Hezbollah. Il sait toutefois que les Américains ont enregistré des points positifs en faveur de l’armée libanaise, notamment pour son action au sud du Litani.

Selon certaines informations, le général Haykal se dit prêt à s’entendre avec les États-Unis sur toute formule qu’ils jugeraient appropriée afin de vérifier les mesures prises par l’armée dans le cadre du processus de contrôle des armes. À noter que la France avait proposé d’assumer ce rôle; option rejetée par les Américains et les Israéliens.

Le commandant de l’armée se rend à Washington avec l’assurance que l’opération de contrôle des armes se poursuivra. En contrepartie, il entend exiger des mesures israéliennes, notamment la cessation des attaques, le retrait des forces israéliennes et la libération des prisonniers. Il porte également les dossiers relatifs au soutien logistique et financier nécessaire à l’armée pour mener à bien cette mission, ainsi que les moyens permettant d’assurer le succès de la conférence de soutien à l’armée libanaise et aux Forces de sécurité intérieure, prévue le 5 mars à Paris.

Selon les mêmes informations, les Américains insisteront sur la poursuite du désarmement total du Hezbollah de l’ensemble du territoire libanais. Ils ne s’estiment pas concernés par les discussions internes libanaises évoquant une mise en œuvre par étapes, souhaitant que ce processus soit mené à son terme dans les plus brefs délais. Les États-Unis sont clairs quant à leur objectif final dans le cadre de leur médiation entre le Liban et Israël: parvenir, à terme, à un accord de paix, en commençant par un arrangement sécuritaire. C’est précisément dans cette optique qu’œuvre l’ambassadeur américain à Beyrouth, Michel Issa.

Dans ce contexte, les informations font état d’une volonté américaine de ne pas mettre fin au rôle du mécanisme existant, tout en estimant qu’il ne correspond plus à l’objectif principal des négociations entre le Liban et Israël, à savoir la conclusion d’un accord de paix.

Partant, une évolution de ce mécanisme est envisagée, notamment par l’intégration de responsables civils, ce qui pourrait constituer une issue possible. Une autre option consisterait toutefois à maintenir le mécanisme dans un cadre strictement militaire, tout en créant, en parallèle, un nouveau cadre politique réunissant des négociateurs libanais et israéliens afin de lancer des négociations politiques de grande envergure.

 

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