Pakistan: près de 200 rebelles tués après des attaques, selon un responsable
Violence au Baloutchistan : près de 200 rebelles tués après des attaques meurtrières. © Wikimedia Commons

Près de 200 rebelles ont été tués par les forces armées pakistanaises dans la province du Baloutchistan, après une série d'attaques meurtrières lancées par un mouvement séparatiste durant le week-end, a indiqué mercredi à l'AFP un responsable sécuritaire.

Le bilan des attaques séparatistes et des affrontements qui ont suivi avec les forces de l'ordre pakistanaises se monte désormais à 250 morts.

Au moins 36 civils et 22 membres des forces de sécurité ont été tués dans les attaques revendiquées par L'Armée de libération du Baloutchistan, principal mouvement séparatiste dans cette province frontalière de l'Iran et du Pakistan, a précisé le responsable sécuritaire qui s'exprime sous couvert d'anonymat.

La réponse des forces armées pakistanaises a coûté la vie à «197 terroristes», a-t-il ajouté en faisant référence aux séparatistes.

Des affrontements sporadiques se poursuivent dans certaines zones du Baloutchistan où les rebelles ont pris d'assaut banques, installations militaires, prisons et commissariats, selon les autorités.

Dimanche, le chef de l'exécutif régional du Baloutchistan, Sarfraz Bugti, avait promis: «Nous allons les traquer (les séparatistes, NDLR)».

L'Armée de libération du Baloutchistan, désignée comme «organisation terroriste» par les États-Unis, a déclaré avoir visé des installations militaires ainsi que des responsables de la police et de l’administration civile lors de fusillades et d'attentats-suicides.

Cette organisation a multiplié les attaques contre les forces de sécurité ces dernières années mais aussi contre les Pakistanais d'autres régions et des sociétés étrangères.

Les Nations unies ont condamné mardi les attaques du week-end les qualifiant de «haineuses». Un porte-parole du Conseil de sécurité a présenté «ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu'au gouvernement et au peuple pakistanais», selon un communiqué.

Les funérailles d'une partie des victimes ont lieu mercredi.

Depuis des décennies, les Baloutches se disent lésés dans leur province: officiellement, 70% des habitants y sont pauvres alors que le sous-sol regorge de minerais et d'hydrocarbures, exploités notamment par des entreprises chinoises.

L'année 2024 avait été particulièrement meurtrière avec plus de 1.600 morts, pour près de la moitié des soldats et policiers, selon le Centre pour la recherche et les études sur la sécurité d'Islamabad.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire