Avec Margot Robbie et Jacob Elordi dans les rôles de Catherine et Heathcliff, et une bande originale signée Charli XCX, Hurlevent adapte librement le roman classique d’Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent. Sorti mercredi en France, le film explore la passion tumultueuse entre les deux protagonistes dans le Nord de l’Angleterre, tout en réinterprétant certains éléments clés du roman, de l’intrigue à la hantise, pour proposer une version plus romancée et contemporaine de ce chef-d’œuvre de la littérature anglaise.
Avec Margot Robbie et Jacob Elordi en têtes d'affiche ainsi que la pop star Charli XCX pour sa bande originale, Hurlevent, adaptation du roman d'Emily Brontë qui compte parmi les films les plus attendus du début d'année, sort mercredi en France.
Voici cinq choses à savoir sur ce long-métrage:
Un classique de la littérature
Le film se fonde sur Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights en version originale), chef-d'œuvre de la romancière anglaise publié en 1847.
L'intrigue, portant sur la passion entre Heathcliff, garçon aux origines mystérieuses recueilli par le riche M. Earnshaw, et la fille de ce dernier, Catherine, se déroule dans le nord de l'Angleterre.
Parmi ses thèmes majeurs figurent «le désir, la manipulation, notamment des descendants, la hantise, et enfin la réconciliation», résume pour l'AFP Catherine Lanone, professeure de littérature britannique à l'université Sorbonne Nouvelle.
Accueilli froidement par la critique lors de sa parution, en plein règne de la reine Victoria marqué par des valeurs très conservatrices, Les Hauts de Hurlevent est progressivement devenu un classique.
Jacob Elordi fait débat
L'acteur australien de 28 ans, révélé dans la série Euphoria, incarne Heathcliff.
Le choix d'Elordi, un acteur blanc, a suscité des critiques de la part d'inconditionnels du livre d'Emily Brontë, dans lequel Heathcliff est décrit avec «le physique d'un bohémien au teint basané».
L'origine de Heathcliff reste «ambiguë» et est «un aspect sous-jacent du roman», relève Mme Lanone.
La réalisatrice Emerald Fennell a pour sa part expliqué que Jacob Elordi «ressemble exactement à l'illustration de Heathcliff dans le premier livre (qu'elle a) lu», a rapporté la BBC.
En 2011, dans un précédent long-métrage, le personnage était joué par James Howson, un acteur noir, une première dans une adaptation des Hauts de Hurlevent.
Une source d'inspiration
L'œuvre de Brontë a été transposée plus d'une quinzaine de fois sur grand écran à travers le monde.
Deux adaptations se sont distinguées: celle de William Wyler en 1939, avec Laurence Olivier dans le rôle de Heathcliff et Merle Oberon jouant celui de Catherine, puis celle de Robert Fuest en 1970, avec Timothy Dalton et Anna Calder-Marshall.
L'actrice française Juliette Binoche s'est également glissée dans la peau de Catherine dans une version de 1992.
La star de Bollywood Dilip Kumar a aussi occupé un rôle inspiré de Heathcliff en 1966.
Une adaptation libre
Emerald Fennell a choisi de ne transposer que la première moitié du roman de Brontë, occultant par ailleurs une scène du début du livre, où le fantôme de Catherine revient hanter les Hauts de Hurlevent plusieurs années après l'intrigue. Un passage évoqué par la chanteuse Kate Bush dans sa chanson Wuthering Heights.
Ces choix reviennent à «dénaturer le livre», critique Catherine Lanone, «car la hantise est un élément essentiel» de la narration.
Le film se concentre aussi sur une vision romancée de l'amour entre les deux protagonistes, à coups de scènes de sexe et de «je t'aime» répétés à l'infini, qui ne figurent pas dans le roman.
Un album de Charli XCX en bonus
Inspirée par le scénario, la chanteuse britannique Charli XCX a signé douze titres en lien avec Hurlevent, dont quelques-uns, réorchestrés, se retrouvent dans le film.
«J'ai demandé à Emerald ce qu'elle espérait. Elle a pudiquement suggéré, une chanson, et j'ai suggéré,un album», a raconté l'artiste dans une publication sur le site Substack.
Avec un changement de ton toutefois: après l'hyper-pop de son album à succès Brat en 2024, Charli XCX a expliqué vouloir «plonger dans un monde indéniablement brut, sauvage, sexuel, gothique, britannique».
Jonathan WIJAYARATNE / AFP



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