Basket digital : le Liban frappe fort et s’ouvre le Mondial
Cinq virtuel, ambition réelle : le Liban au rendez-vous mondial. ©FLB

Le cinq digital libanais a dominé les qualifications du Moyen-Orient et s’offre une place en phase finale de la Coupe du monde EFIBA – NBA 2K, prévue fin avril à Doha.

Le Liban a frappé fort. Très fort. Sur les parquets virtuels de la région, le cinq digital du pays du Cèdre a survolé les qualifications moyen-orientales et composté son billet pour la phase finale de la Coupe du monde EFIBA – NBA 2K, programmée à Doha à la fin du mois d’avril. Une performance ciselée, conclue par une victoire au couteau face à l’Arabie saoudite (2-1) en série finale.

Un finish de patron

Premiers de la zone Moyen-Orient, les Libanais ont assumé leur statut jusqu’au bout. Opposés à une formation saoudienne accrocheuse, ils ont fait parler leur sang-froid dans le match décisif pour plier la série 2-1 et s’emparer du trône régional. Dans un format où la moindre erreur se paie cash, le collectif libanais a affiché maîtrise tactique, lecture de jeu et clutch attitude dans les moments chauds.

Le message est clair: le Liban ne se contente plus de participer, il impose son tempo.

Un groupe soudé, une mission assumée

Sous la houlette du manager Tarek Abboud, le roster libanais s’est présenté avec une ossature solide et une hiérarchie assumée. Joseph Mourad, capitaine, a mené la troupe, épaulé par Mohammad Damaskieh, Rafael Salloum, Anthony Sfeir, Ray Jidoun, Tarek Maad et Karl Msallam. Un collectif calibré pour la compétition internationale, où la cohésion pèse autant que le talent individuel.

Sur la scène mondiale, le Liban croisera le fer avec les meilleures sélections de la planète dans ce qui constitue le plus grand rendez-vous international de l’e-basket. À la clé pour le futur champion du monde: un prize money de 50 000 dollars. De quoi ajouter un enjeu supplémentaire à un tournoi déjà explosif.

L’appel d’Akram Halabi

À peine la qualification validée, Akram Halabi, premier vice-président de la Fédération asiatique et président de la Fédération libanaise de basketball, a joint le manager Tarek Abboud pour saluer l’exploit. Au nom du comité administratif et de toute la famille du basketball libanais, il a félicité le staff et les joueurs, leur demandant de transmettre ses encouragements à l’ensemble du groupe. Message limpide: le Liban vise plus qu’un simple rôle de figurant à Doha.

Fin avril, dans la capitale qatarie, le Cèdre entrera en scène avec l’ambition de transformer l’essai régional en coup d’éclat mondial. Le parquet sera virtuel, mais l’enjeu, lui, est bien réel.

 

 

 

De quoi parle-t-on ?

Le basket virtuel (ou e-basket), c’est du basket joué sur console/PC, manette en main, via un simulateur comme NBA 2K. On y retrouve les mêmes fondamentaux que sur un parquet : lecture des espaces, gestion du rythme, pick-and-roll, aide-défense, switch, rebond et jeu de transition. Sauf qu’ici, chaque joueur contrôle un avatar et doit exécuter avec précision : timing du tir, qualité de passe, placement défensif, choix des angles et discipline tactique. À haut niveau, ce n’est plus du simple “gaming” : c’est une performance collective où la communication, la répartition des rôles (meneur, shooteur, intérieur) et les ajustements en match font la différence, comme en basket réel… en version digitale.

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