Nucléaire : dialogue relancé, mais tensions persistantes entre l’Iran et les États-Unis
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, assiste à une conférence de presse conjointe avec son homologue irakien Fuad Hussein, à Téhéran, le 18 janvier 2026.  ©Atta Kenare / AFP

Le ministre iranien des Affaires étrangères a dit mercredi que Téhéran «élaborait un cadre» en vue de prochains pourparlers avec Washington, lors d'un appel avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafaël Grossi.

Selon un communiqué du ministère, Abbas Araghchi a «souligné l'accent mis par la République islamique d'Iran sur l'élaboration d'un cadre préliminaire (...) pour faire avancer de futures discussions», au lendemain d'un deuxième rendez-vous irano-américain en Suisse.

M. Grossi a, d'après la même source, affirmé que l'AIEA «était prête à apporter son soutien» dans la mise en place d'un cadre de négociation.

L'instance onusienne, basée à Vienne en Autriche, est chargée de vérifier le caractère pacifique du programme nucléaire iranien, alors que Téhéran est soupçonné par Israël et les pays développés de vouloir se doter de la bombe atomique.

Téhéran dément nourrir de telles ambitions, mais insiste sur son droit à développer une filière nucléaire civile.

L'ambassadeur iranien auprès des organisations internationales à Vienne, Reza Najafi, s'est par ailleurs entretenu mercredi avec Rafaël Grossi et les ambassadeurs de Chine et de Russie, «afin d'échanger des points de vue» en amont de la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, selon un message publié sur X.

L'Iran et les États-Unis, qui ont renoué le dialogue le 6 février sous médiation omanaise, ont conclu mardi près de Genève une deuxième session de pourparlers indirects pour tenter de régler leurs différends, dans un contexte de tensions persistantes.

Au terme de ces discussions, l'Iran, qui s'est dit ouvert à une «vérification» de son programme nucléaire, a assuré que Téhéran et Washington s'étaient entendus sur «un ensemble de principes directeurs» pour un possible accord.

Mais le vice-président américain JD Vance a souligné que des divergences persistaient. Et mercredi le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a averti que les États-Unis empêcheraient l'Iran de se doter de l'arme nucléaire «d'une manière ou d'une autre».

Après la guerre de 12 jours déclenchée par Israël en juin 2025, au cours de laquelle les États-Unis ont bombardé des sites nucléaires iraniens, l'Iran avait suspendu sa coopération avec l'AIEA et restreint l'accès de ses inspecteurs aux installations touchées, reprochant au gendarme onusien de ne pas avoir condamné ces tirs.

AFP

 

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