Le premier sommet entre les pays du Golfe et le continent africain devrait se tenir en décembre à Abidjan en Côte d'Ivoire, pour renforcer les relations diplomatiques et économiques entre ces deux régions, selon un communiqué transmis lundi à l’AFP.
La première édition du Gulf–Africa Strategic Partnership Initiative (GASPI) vise à «renforcer durablement la relation entre les deux régions et à contribuer à l’émergence d’un corridor stratégique Afrique–Golfe» dans un «contexte de recomposition des équilibres stratégiques et économiques mondiaux», selon son organisateur, le cabinet Gravitas Sovereign & Strategic Advisory.
Prévu du 8 au 10 décembre, il devrait réunir des chefs d’État et de gouvernement issus d’une trentaine de pays africains et du Golfe, des représentants d’institutions financières internationales et du secteur privé.
L’objectif est de «redynamiser les partenariats économiques et accélérer les investissements du Golfe dans les secteurs clés du continent africain», notamment l’énergie, les transports et la logistique, l’agriculture et l’agro-industrie, les mines ou les télécommunications, selon le communiqué.
«Ce sommet aura une composante diplomatique importante avec des implications économiques très fortes», affirme à l’AFP Ansoumane Camara, à l’origine de cette initiative.
Cet ancien conseiller spécial de l’ex-Premier ministre guinéen Ibrahima Kassory Fofana (2018-2021) compte sur des partenaires comme le gouvernement ivoirien, pays hôte, la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA), ou encore le cabinet d’avocats américains Sidley Austin.
Les échanges commerciaux entre l’Afrique et les pays du Golfe ont plus que doublé entre 2016 et 2023, passant de 57,7 milliards de dollars à 121 milliards de dollars, selon un rapport de la Banque africaine d'import-export.
Les investissements directs des six monarchies pétrolières sur le continent ont dépassé 100 milliards de dollars sur la dernière décennie et les Émirats arabes unis sont aujourd’hui le quatrième partenaire économique de l’Afrique, derrière la Chine, l’Union européenne et les États-Unis.
De plus, les places financières de Riyad et Dubaï sont de plus en plus prisées par les entreprises, les classes moyennes et supérieures africaines - représentant également une source de revenus importante pour le continent via les transferts d’argent de la diaspora établie dans le Golfe.
Ce sommet devrait se tenir tous les deux ans, alternativement en Afrique et dans le Golfe.
AFP



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