Les nouvelles discussions entre l'Iran et les États-Unis, jeudi en Suisse, porteront uniquement sur le volet nucléaire, selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Washington souhaitant de son côté également aborder le dossier balistique.
«Le sujet des négociations (...) est centré sur la question nucléaire», a affirmé Esmaeil Baqaei, ajoutant que Téhéran plaiderait pour la levée des sanctions qui étranglent son économie et réaffirmerait le droit de l'Iran «à l'usage pacifique de l'énergie nucléaire».
«Il est également probable que le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Rafael Grossi, NDLR) participe à ces discussions, comme ce fut le cas lors du précédent cycle», a-t-il précisé à la télévision d'État.
Le sultanat d'Oman, médiateur de ces pourparlers indirects, a confirmé la présence de M. Grossi à Genève. Il y a rencontré le chef de la diplomatie omanaise Badr al-Busaidi pour «échanger sur des questions techniques liées au dossier nucléaire et les nouvelles idées actuellement en discussion» entre les deux parties, selon un communiqué de Mascate.
M. Baqaei a par ailleurs critiqué les «déclarations contradictoires» de responsables américains, en référence à des propos tenus mercredi par le secrétaire d'État Marco Rubio.
Ce dernier a dit que l'Iran était sur la voie pour développer «un jour» des missiles pouvant atteindre les États-Unis, tandis que le président Donald Trump a affirmé que Téhéran disposerait «bientôt» de telles armes.
«De telles incohérences ne contribuent guère à faire progresser ce processus diplomatique et ne font qu'accroître les doutes quant à leurs véritables intentions», a réagi M. Baqaei.
L'Iran nie développer des missiles de longue portée, affirmant que leur portée est jusqu'à présent limitée à 2.000 km, permettant d'atteindre Israël, son ennemi juré, et quelques pays d'Europe orientale.
M. Rubio a accusé Téhéran de refuser de parler de ce programme, jugeant que c'était «un gros problème».
AFP

Commentaires