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L'Iran a confirmé dimanche la mort d'Ali Khamenei, tué dans l'opération américano-israélienne lancée la veille. Voici les principales réactions internationales à la disparition du guide suprême iranien.
Iran
Venger le guide suprême est un «droit et un devoir légitime» pour la République islamique, a lancé le président iranien, Massoud Pezeshkian. La mort de cette «plus haute autorité politique de la République islamique d'Iran et d'un éminent chef du chiisme dans le monde» constitue une «déclaration de guerre contre les musulmans, et en particulier contre les chiites, partout dans le monde», a-t-il affirmé, dans un communiqué diffusé par la télévision d'État.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée du régime, ont condamné «les actes criminels et terroristes commis par les gouvernements malfaisants des États-Unis et du régime sioniste».
États-Unis
«Khamenei, l'une des personnes les plus diaboliques de l'Histoire, est mort. Ce n'est que justice pour les Iraniens, mais aussi pour tous les grands Américains, et les gens de nombreux pays à travers le monde, qui ont été tués ou mutilés par Khamenei et son gang de VOYOUS assoiffés de sang», a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Israël
«Justice a été rendue, et l'axe du mal a subi un revers cuisant (...) Nous continuerons à agir avec fermeté pour protéger l'État d'Israël», a déclaré le ministre israélien de la Défense, Israel Katz.
Fils du chah d'Iran
«Avec sa mort, la République islamique a effectivement pris fin et sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l'Histoire», s'est réjoui le fils du défunt chah d'Iran, Reza Pahlavi, sur X.
«Aux forces armées, de sécurité, et à la police: toute tentative de soutenir un régime en train de s'effondrer est vouée à l'échec», a-t-il ajouté.
Le pape
Le pape Léon XIV a appelé dimanche à mettre fin à la «spirale de la violence» au Moyen-Orient.
Irak
L'influent chef chiite Moqtada Sadr a annoncé trois jours de deuil en Irak. «C'est avec une profonde tristesse et un immense chagrin que nous adressons nos condoléances à l'ensemble du monde islamique pour le martyre du leader de la révolution islamique», a-t-il écrit sur X.
À Bagdad, des manifestants ont tenté de prendre d'assaut la zone hébergeant l'ambassade des États-Unis, mais en ont été empêchés par la police.
Russie
Dans une lettre à son homologue iranien Massoud Pezeshkian, le président russe Vladimir Poutine a présenté ses «plus sincères condoléances pour "l'assassinat" de Khamenei qui a été, selon lui, "perpétré dans une violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international».
Chine
La Chine «condamne fermement» la mort d'Ali Khamenei, y voyant une «violation grave de la souveraineté et de la sécurité de l’Iran, un piétinement des objectifs et principes de la Charte des Nations unies et des normes fondamentales des relations internationales», dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Hamas
Le groupe islamiste palestinien du Hamas a condamné un «crime abominable», dans un communiqué. Les États-Unis et Israël portent «l'entière responsabilité de cette agression flagrante et de ce crime odieux contre la souveraineté de la République islamique d'Iran, ainsi que de ses graves répercussions sur la sécurité et la stabilité de la région», a estimé le Hamas.
Grande-Bretagne
«Peu de gens pleureront» la mort d'Ali Khamenei, a assuré le secrétaire britannique à la Défense, John Healey, estimant que «l’Iran et le régime qu’il a dirigé pendant si longtemps constituent une source de mal». «L’inquiétude désormais, bien sûr, est que ce régime riposte... de manière de plus en plus indiscriminée et étendue, et les gens craindront vraiment que ce ne soient pas seulement des cibles militaires», a-t-il poursuivi.
Australie
La mort du guide suprême iranien «ne sera pas pleurée», a réagi le Premier ministre australien Anthony Albanese. «L'ayatollah Ali Khamenei était responsable du programme nucléaire et balistique du régime, du soutien apporté à des groupes armés et des actes brutaux de violence et d'intimidation commis contre son propre peuple», a déclaré M. Albanese devant la presse.
Ukraine
Sur son compte officiel sur X, le gouvernement ukrainien a réagi en publiant un message lapidaire: «Rien ne vaut la mort d’un dictateur».
https://x.com/ukraine/status/2027866821085352116?s=46&t=3sBz8y3c75hz6CdbDrDdKA
Pour rappel, la République islamique est un allié clé de la Russie et un soutien militaire de Moscou dans la guerre en Ukraine.
Union européenne
La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, a estimé dimanche que la mort du guide suprême Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes en Iran constituait un «moment décisif» dans l’histoire du pays, tandis que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, y a vu à la fois un «espoir» et un «risque».
«La mort d’Ali Khamenei est un moment décisif dans l’histoire de l’Iran. Ce qui suivra est incertain. Mais il existe désormais un chemin ouvert vers un Iran différent, que son peuple pourrait avoir davantage de liberté pour façonner», a écrit Mme Kallas sur X.
Pour Mme von der Leyen, la disparition d'Ali Khamenei entraîne un «un nouvel espoir pour le peuple iranien». Mais «dans le même temps, ce moment comporte un risque réel d’instabilité susceptible de plonger la région dans une spirale de violence», a ajouté la présidente de la Commission européenne.
«Avec la disparition de Khamenei, un nouvel espoir renaît pour le peuple iranien. Nous devons veiller à ce que l’avenir lui appartienne et qu’il puisse le façonner», a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux, après un entretien téléphonique avec le roi Abdallah II de Jordanie.
AFP



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