Le Hezbollah va «faire face à l'agression» américano-israélienne ayant coûté la vie au guide suprême iranien Ali Khamenei, a affirmé dimanche le chef de la formation libanaise pro-iranienne Naïm Qassem.
«Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression», a assuré le chef du Hezbollah dans un communiqué, ajoutant: «quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance».
Le Hezbollah n'est pas intervenu depuis le début, samedi, de la vaste attaque des États-Unis et d'Israël contre l'Iran. Les dirigeants libanais redoutent son implication dans le conflit régional.
Dimanche, le président libanais Joseph Aoun, qui a présidé une réunion du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que «la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'État libanais».
Le Hezbollah est sorti affaibli d'une guerre avec Israël dans laquelle il s'est engagé unilatéralement en octobre 2023 pour soutenir le Hamas palestinien, son allié.
Israël continue de le viser malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024, et l'accuse de se réarmer.
Lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.
Le Hezbollah organise un rassemblement dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth dimanche après-midi «en signe de soutien» à la République islamique d'Iran.
Il a également appelé les mosquées dans ses bastions à réciter le Coran et organiser des condoléances après la mort de l'ayatollah Khamenei.
Naïm Qassem, qui a succédé à Hassan Nasrallah, tué en septembre 2024 dans une frappe israélienne sur la banlieue sud, affirme dans son communiqué que l'assassinat du guide et de plusieurs responsables iraniens représente «le summum du crime».
La présidence libanaise a indiqué samedi avoir reçu, par l'entremise des États-Unis, l'assurance qu'Israël ne va pas entraîner le Liban dans une «escalade» tant que des attaques ne viseront pas le territoire israélien depuis le pays.
Le Liban a dit craindre des attaques d'Israël contre ses infrastructures civiles en cas d'élargissement du conflit.
AFP



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