Le dollar reflue légèrement mercredi, notamment car la flambée des cours des hydrocarbures qui avait soutenu le billet vert s'est calmée, tandis que l'or remonte.
Vers 11H10 GMT (12H10 à Paris), le billet vert relâchait 0,26% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1644 dollar pour un euro. Il reculait aussi de 0,24% face à la livre britannique, et de 0,31% par rapport au yen japonais.
Les prix de l'énergie avaient décollé en début de semaine en raison des perturbations de l'approvisionnement engendrées par la guerre au Moyen-Orient.
Leur récente envolée affecte peu les perspectives économiques aux États-Unis, qui dépendent moins de la région sur le plan énergétique que l'Europe ou l'Asie.
Elle avait profité en début de semaine à la devise américaine, dans laquelle le brut est libellé.
Mais mercredi, la hausse du cours du gaz s'est interrompue et celle du pétrole a ralenti.
Donald Trump a en effet assuré mardi que la marine des États-Unis pourrait escorter des pétroliers «si nécessaire» à travers le détroit d'Ormuz, crucial pour le transit pétrolier et gazier, à ce stade essentiellement paralysé.
«Un léger optimisme pourrait se manifester quant au plan du président Trump visant à fluidifier le trafic pétrolier» via ce passage, «ce qui pourrait stimuler l'appétit pour le risque», remarque Kathleen Brooks, de XTB.
Dans ce contexte, le bitcoin prenait 4,98% à 71.423,50 dollars.
Cependant, le secteur du transport maritime affiche encore «un certain scepticisme» d'après l'analyste.
«Si le détroit d'Ormuz reste bloqué», Derek Halpenny, de MUFG, anticipe «une appréciation rapide du dollar».
Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a convoqué mardi une réunion des États membres pour discuter des options permettant de faire face aux perturbations.
Sur le fond, «la situation reste légèrement défavorable» au billet vert, expliquait mardi à l'AFP Francisco Quintana, maître de conférences en droit international à l'Université d'Édimbourg.
Selon lui, «les inquiétudes concernant la dette américaine, l'instrumentalisation du dollar» à des fins de sanctions «et les atteintes à l'état de droit» aux États-Unis «accroissent le coût perçu de l'exposition au dollar».
Mercredi, l'or remontait de son côté de 2,08% à 5.194,80 dollars l'once, les investisseurs profitant de la baisse des métaux précieux en début de semaine pour racheter.
AFP



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