Le gouvernement américain a autorisé jeudi, et pour un mois, la livraison de pétrole russe sous sanction vers l'Inde, alors que le conflit au Moyen-Orient touche directement les approvisionnements de New Delhi.
Selon un document publié par le département du Trésor, l'autorisation s'appliquera jusqu'à la fin de la journée du 3 avril 2026.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré sur X que cette dérogation avait été accordée afin de «permettre au pétrole de continuer à alimenter le marché mondial».
«Cette mesure temporaire n'apportera pas d'avantage financier significatif au gouvernement russe, car elle n'autorise que les transactions portant sur du pétrole déjà bloqué en mer», a-t-il ajouté.
La vente à l'Inde «allégera la pression causée par la tentative de l'Iran de prendre en otage l'énergie mondiale», a-t-il ajouté.
Le département du Trésor a par ailleurs précisé que cette autorisation ne s'étendait pas au pétrole provenant d'Iran.
Le gouvernement américain, ainsi que l'Union européenne (UE) et les pays du G7, ont progressivement mis en place depuis 2022 plusieurs paquets de sanctions visant le secteur pétrolier russe afin de réduire la capacité de Moscou à financer la guerre en Ukraine.
L'Inde a néanmoins poursuivi et même augmenté ses achats de brut russe, vendu en dessous de la valeur du marché, devenant l'une des toutes premières destinations après la Chine.
Afin de forcer New Delhi à ne plus acheter de pétrole russe, le président américain Donald Trump a imposé en août dernier 25% de droits de douane sur un certain nombre de produits indiens, avant qu'un accord commercial entre l'Inde et les États-Unis ne vienne les limiter.
La décision de la Cour suprême américaine d'annuler une bonne partie des droits de douane voulus par Donald Trump a également concerné ceux visant les produits indiens, ainsi concernés par une surtaxe de 10% depuis le 24 février, comme l'ensemble des produits importés aux États-Unis.
AFP



Commentaires