Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une «attaque inacceptable» contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad el-Chareh.
«La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région», a affirmé sur le réseau social X le chef de l'État, soulignant le «rôle clé de stabilisation au sud du Liban» joué par la Finul.
Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait «engagé» dans cette force qui compte quelque 700 Français et a assuré que «la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devaient être respectée».
Une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (ANI) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les États-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.
Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.
Le chef de l'État français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la «pleine solidarité» de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.
«J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit», a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays «est essentielle pour toute la région».
«La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité et de l’intégrité territoriale de l’Irak», a-t-il également assuré.
Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.
L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible «toutes les installations» de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.
AFP



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