Le Premier ministre, Nawaf Salam, a affirmé que l’État déploie tous ses efforts politiques et diplomatiques pour mettre fin à la guerre au Liban.
Dans un entretien accordé, dimanche, au quotidien Asharq Al-Awsat, Salam a souligné que les efforts diplomatiques n’ont pas encore produit les résultats escomptés, en raison de la situation du Liban liée aux crises régionales et au conflit en cours. «Nous aurions pu éviter ses effets dévastateurs si le Hezbollah n’avait pas commis une erreur stratégique en s’y impliquant, entraînant des conséquences catastrophiques pour le Liban et pour l’environnement que le Hezbollah prétend vouloir protéger.» Salam a rappelé que cette guerre impose ses souffrances à tous les Libanais, n’étant en rien dans leur intérêt, et que l’arrêter dès aujourd’hui est une nécessité nationale urgente.
Le Premier ministre a exprimé son étonnement et sa désapprobation face aux attaques iraniennes, qui menacent selon lui la sécurité de la région malgré les gestes de rapprochement passés.
Salam a réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre en œuvre ses dernières décisions, appuyé par les forces armées et la justice, tout en soulignant que les circonstances de guerre compliquent leur application.
Il a également justifié la rigueur sur l’octroi des visas aux Iraniens, citant des informations selon lesquelles certains individus liés au Corps des Gardiens de la Révolution iranien pourraient mettre en danger la sécurité nationale. «Nous voulons de bonnes relations avec l’Iran, mais de gouvernement à gouvernement, et refusons que le sort des Libanais soit lié aux intérêts d’un autre État», a-t-il insisté.
Enfin, Salam a évoqué l’ampleur de la crise humanitaire provoquée par le déplacement massif des habitants du Sud et de la banlieue sud. Il a indiqué que le gouvernement déploie tous les moyens possibles pour assurer les besoins essentiels en hébergement, nourriture et soins, supervisant personnellement les opérations depuis la salle de crise du Palais gouvernemental.



Commentaires