Selon le Financial Times (FT), Israël a rejeté les démarches diplomatiques du Liban visant à mettre fin à son offensive contre le Hezbollah, affirmant que toute négociation ne pourrait se tenir que «sous le feu».
Selon le quotidien, dans un article publié mardi soir, des discussions, envisagées à Chypre, n’ont pas encore eu lieu en raison d’un désaccord sur leur ordre de déroulement: Beyrouth exigeait une «suspension des hostilités» avant toute rencontre, tandis qu’Israël souhaitait discuter uniquement de la possibilité d’une telle suspension.
«Les Libanais sont prêts à parler avec Israël, mais sous condition d’une suspension des tirs… pas un cessez-le-feu, mais une suspension pour que les négociations puissent commencer à Chypre», a indiqué une source au FT. «Israël a jusqu’à présent refusé et affirme qu’il ne négociera que ‘sous le feu’.»
Le Financial Times rapporte également que des responsables israéliens préparent une campagne contre le Hezbollah pouvant durer plus longtemps que le conflit en Iran, visant à neutraliser durablement la menace pesant sur les communautés du nord d’Israël. Axios avait rapporté que les discussions Israël-Liban pourraient se tenir à Chypre, avec possibilité d’un rôle de médiation pour l’île, tandis que la France serait informée de ces efforts diplomatiques, alors que les États-Unis ne soutiennent pas pleinement l’initiative.
Chypre, membre de l’UE et proche d’Israël et des États arabes, est devenue un acteur involontaire dans le conflit au Moyen-Orient, déclenché par l’attaque américano-israélienne contre l’Iran il y a près de deux semaines. La base aérienne britannique d’Akrotiri a été visée à plusieurs reprises par des drones longue portée, avec des dégâts mineurs dans un cas, sans certitude sur leur provenance, pouvant être l’Iran ou le Hezbollah au Liban. Le Royaume-Uni, la France et plusieurs autres pays européens ont renforcé leur présence aérienne, navale et défensive en Méditerranée orientale pour protéger Chypre.



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