Emmanuel Macron a appelé samedi Israël à accepter des «discussions directes» avec l'exécutif libanais et «toutes les composantes» du Liban, qu'il s'est dit prêt à «faciliter» en «les accueillant à Paris».
«Tout doit être fait pour empêcher que le Liban ne sombre dans le chaos. Le Hezbollah doit arrêter immédiatement sa fuite en avant. Israël doit renoncer à une offensive d’ampleur et cesser ses frappes massives, alors que des centaines de milliers de personnes ont déjà fui les bombardements», a déclaré le président français sur X, précisant s'être entretenu vendredi avec le président libanais Joseph Aoun, le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le président du Parlement libanais Nabih Berry.
«L’exécutif libanais a marqué sa disposition à des discussions directes avec Israël. Toutes les composantes du pays doivent y être représentées», a-t-il estimé.
«Israël doit saisir cette opportunité pour enclencher des discussions et cesser le feu, trouver une solution durable et permettre aux autorités libanaises de mettre en œuvre leurs engagements en faveur de la souveraineté du Liban», a encore dit Emmanuel Macron.
Il assure que «la France est prête à faciliter ces discussions en les accueillant à Paris».
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars, en lançant des missiles sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.
Depuis, Israël frappe le Liban et menace d'étendre encore ses opérations.
Vendredi, dans sa deuxième allocution télévisée depuis le début du conflit, le chef du Hezbollah Naïm Kassem s'est dit préparé à «une longue confrontation». «Nous ne donnerons pas à l'ennemi les moyens de réaliser son objectif de nous éradiquer ni de contrôler le Liban», a-t-il affirmé.
AFP



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