Voici les dernières évolutions économiques mondiales, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 19ᵉ jour:
Le pétrole se replie en Asie
Les prix du pétrole se tassent mercredi dans les échanges asiatiques, reprenant leur souffle au lendemain d'un fort rebond, dans un marché volatil toujours suspendu aux perturbations de l'offre de brut.
Vers 06H00 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, perdait 3,41% à 92,90 dollars, après avoir bondi de presque 3% la veille. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, reculait de 2,35% à 100,99 dollars.
Séoul sécurise des approvisionnements de brut
La Corée du Sud va recevoir 18 millions de barils de pétrole supplémentaires en provenance des Émirats arabes unis, a annoncé mercredi Séoul. Environ 70% des importations de pétrole brut du pays transitent par le détroit d'Ormuz, quasi-paralysé depuis le début du conflit.
Ils livreront le pétrole par des «canaux d'approvisionnement diversifiés», a précisé Kang Hoon-sik, chef de cabinet du président, sans donner plus de détails sur l'itinéraire. Les Émirats possèdent certaines infrastructures portuaires au-delà d'Ormuz, permettant d'éviter le transit par le détroit.
Décision de la Fed à l'heure où la guerre ravive l'inflation
La Réserve fédérale américaine (Fed) devrait montrer mercredi qu'elle n'est pas prête à assouplir ses taux d'intérêt, la guerre au Moyen-Orient balayant l'espoir de voir bientôt l'inflation rentrer dans le rang.
«Wait and see.» Ces mots risquent de ponctuer la conférence de presse du président de la Fed, Jerome Powell, à partir de 18H30 GMT.
Face à cette nouvelle donne, la Banque centrale australienne avait de son côté relevé mardi son taux d'intérêt en invoquant «la forte hausse des prix des carburants».
Les investisseurs s'attendent par ailleurs désormais à un probable statu quo sur les taux directeurs jeudi à l'issue de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d'Angleterre.
Ormuz paralysé: réunion de crise à Londres sur la sécurité des navires
L'Organisation maritime internationale (OMI) débute mercredi à Londres une session de deux jours convoquée à la dernière minute, consacrée à la situation dans le détroit d'Ormuz, où 20.000 marins sont actuellement bloqués sur 3.200 navires à cause de la guerre au Moyen-Orient.
Cette réunion pourrait aboutir jeudi au vote de résolutions sur la sécurité des marins, leur réapprovisionnement ou la nécessité d'évacuer les bateaux bloqués, de la part des États membres de cette agence de l'ONU chargée de la sécurité du secteur maritime.
L'industrie pétrochimique réduit la cadence au Japon et en Corée du Sud
Des entreprises pétrochimiques au Japon et en Corée du Sud se voient forcées de réduire leur production car le conflit au Moyen-Orient tarit l'offre de naphta, dérivé pétrolier crucial pour la fabrication de plastiques. Elles dépendent des pays du Golfe pour une grande part de leurs approvisionnements.
Déjà, les tensions apparaissent: le japonais Mitsui Chemicals a réduit sa production d'éthylène depuis la semaine dernière dans deux usines en raison d'inquiétudes concernant l'approvisionnement en naphta, a déclaré un porte-parole à l'AFP.
L'Iran sélectionne les pétroliers autorisés dans le détroit
L'Iran sélectionne les navires de pays «alliés» autorisés à traverser le détroit d'Ormuz, ont montré des données de suivi publiées mardi.
Au moins cinq navires ont emprunté cette voie maritime stratégique en passant par les eaux iraniennes les 15 et 16 mars, selon l'analyse de la société de renseignement maritime Windward.
Aviation perturbée par les frappes et les prix du carburant
La compagnie aérienne scandinave SAS va annuler au moins un millier de vols en avril en raison de la flambée pétrolière provoquée par la guerre au Moyen-Orient, a déclaré mardi son directeur général.
Aux États-Unis, la compagnie American Airlines et United Airlines ont affirmé que la hausse des prix a entraîné un surcoût d'environ 400 millions de dollars de sa facture pour le kérosène depuis le début du conflit.
En raison du danger, British Airways a annoncé mardi interrompre ses vols jusqu'au 31 mai vers Amman, Bahreïn, Dubaï et Tel-Aviv. United Airlines vise l'été pour reprendre sa desserte de Tel-Aviv et l'automne pour Dubaï.
AFP



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