Le général de brigade Ali Mohammad Naini, porte-parole du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a été tué dans une attaque aérienne attribuée à Israël dans la nuit du vendredi 20 mars 2026, selon les médias d’État iraniens.
Une carrière militaire et académique prestigieuse
Né en 1957 à Kashan, Ali Mohammad Naini avait consacré près de quatre décennies de service militaire au sein du CGRI, débutant sa carrière pendant la guerre Iran-Irak et gravissant les échelons jusqu’au grade de général de brigade. Depuis 2024, il occupait le poste de porte-parole du CGRI, commençant sous le commandement de Hossein Salami.
En parallèle de ses fonctions officielles, Naini était professeur de sciences sociales à l’université Imam Hossein, où il enseignait des matières liées à la communication stratégique et à la guerre de l’information.
Un acteur clé de la «guerre de l’information» iranienne
Très présent dans la communication et la rhétorique du régime, Naini était considéré comme l’un des architectes de la guerre psychologique et médiatique de l’IRGC, jouant un rôle central dans la diffusion des positions militaires et politiques de Téhéran.
L'annonce de sa mort est intervenue quelques minutes après la publication d'un communiqué signé de sa main.
«Notre industrie balistique mérite une note parfaite. (...) Il n'y a aucune inquiétude à ce sujet, car même en temps de guerre, nous continuons à fabriquer des missiles», déclarait le porte-parole.
Il répondait à des déclarations jeudi de Benjamin Netanyahou: «Nous gagnons et l'Iran est en train d'être décimé», avait affirmé le chef du gouvernement israélien. Il avait assuré que Téhéran n'avait plus «la capacité d'enrichir de l'uranium» ni «de produire des missiles balistiques», deux des objectifs qu'il s'était fixé avant le début des frappes israélo-américaines fin février.



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