L'Iran «décimé»? Les dirigeants tués en trois semaines de guerre
Des personnes en deuil rendent un dernier hommage aux corps du ministre iranien du renseignement assassiné, Esmail Khatib, et de sa famille lors de leurs funérailles après la prière hebdomadaire du vendredi à midi à Téhéran, le 20 mars 2026. ©- / AFP

Les frappes américano-israéliennes ont tué, en trois semaines de guerre, de nombreux hauts responsables politiques et militaires iraniens, décapitant tout un pan de l'élite de la République islamique.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi que l’Iran était «en train d’être décimé», tandis que l’armée israélienne a décrit la direction iranienne comme un «château de cartes qui s’effondre».

Mais plusieurs figures clés, dont le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, ont survécu et la République islamique a remplacé rapidement les responsables tués, tout en poursuivant la guerre contre les États-Unis et Israël.

Voici un récapitulatif des figures clés tuées jusqu’à présent dans la guerre :

Le guide suprême

L’ayatollah Ali Khamenei, numéro un du pouvoir iranien depuis 1989, a été tué au premier jour de la guerre, le 28 février, lors d’une frappe sur Téhéran qui a également coûté la vie à plusieurs membres de sa famille. Son fils Mojtaba, bien que blessé selon l'administration américaine, a survécu et lui a succédé comme nouveau guide suprême, mais il ne s’est pas encore exprimé en public.

Le chef du Conseil de sécurité nationale

La mort d'Ali Larijani est probablement la perte la plus lourde subie par la République islamique après la disparition d’Ali Khamenei. Il a été tué le 17 mars lors d'une frappe israélienne, apparemment dans la région de Téhéran, qui a également tué des membres de sa famille. Quelques jours plus tôt, il avait été vu en public à Téhéran lors d’un rassemblement pro-gouvernemental.

Le commandant en chef des Gardiens de la Révolution

Mohammad Pakpour, ex-chef des forces terrestres des Gardiens, ne dirigeait l’armée idéologique de la République islamique que depuis juin 2025, date à laquelle il avait succédé à Hossein Salami, tué pendant la guerre de 12 jours d’Israël contre l’Iran.

Mohammad Pakpour a été tué au premier jour de la guerre et a été remplacé par l'ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense, Ahmad Vahidi.

Le conseiller du guide suprême

Ali Shamkhani, pilier des forces armées depuis les années 1980, a été tué le premier jour de la guerre. Il a eu droit à des funérailles publiques à Téhéran.

Le ministre du Renseignement

Esmaïl Khatib a été tué par une frappe israélienne à Téhéran le 18 mars. À son poste depuis 2021, il était accusé par les organisations de défense des droits humains d'avoir joué un rôle clé dans la répression des manifestations.

Le ministre de la Défense

Aziz Nasirzadeh, vétéran de la guerre Iran-Irak, a lui aussi été tué dans une frappe le premier jour de la guerre.

Le commandant du Bassidj

À la tête de cette milice qui réunit des volontaires, Gholamréza Soleimani a été tué dans une frappe le 17 mars.

Le porte-parole des Gardiens de la Révolution

Ali-Mohammad Naïni a été tué à l’aube vendredi dans ce que les Gardiens ont qualifié d’attaque «lâche» des États-Unis et d’Israël. Juste avant que sa mort ne soit confirmée, l’agence de presse Fars avait publié une dépêche citant M. Naïni, selon lequel la production de missiles de l’Iran méritait «la note parfaite» et se poursuivait malgré la guerre.

Le chef du bureau militaire du guide suprême

Mohammad Shirazi a été tué le premier jour de la guerre. Il avait la tâche cruciale de coordonner les différentes branches des forces de sécurité au sein du bureau du guide suprême.

Le chef d’état-major des forces armées

Abdolrahim Mousavi, tué le premier jour de la guerre, n'occupait son poste que depuis juin 2025, après la mort de son prédécesseur Mohammad Bagheri lors de la guerre des 12 jours.

AFP

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