Trump exclut tout cessez-le-feu avec l'Iran et s'en prend à l'Otan
Le président américain Donald Trump a déclaré samedi qu’il n’était pas prêt à conclure un accord pour mettre fin à la guerre avec l’Iran, malgré, selon lui, la volonté de Téhéran d’entrer en négociations. ©Andrew Cabellero-Reynolds/AFP

Alors qu'aucune issue rapide à la guerre au Moyen-Orient ne se profile, Donald Trump a maintenu vendredi une rhétorique triomphaliste et belliqueuse, dont l'Otan a fait les frais.

«Je ne veux pas faire un cessez-le-feu. Vous savez, vous ne faites pas de cessez-le-feu quand vous anéantissez littéralement l'adversaire», a déclaré le président américain à la presse à son départ de la Maison Blanche pour la Floride.

Il a assuré que l'objectif des États-Unis et d'Israël était la «victoire» et ajouté à propos de l'Iran: «Nous les frappons terriblement fort. Je ne crois pas qu'il soit possible d'être frappé plus fort».

«Sans les États-Unis, l'OTAN EST UN TIGRE DE PAPIER. Ils n'ont pas voulu se joindre à la bataille pour arrêter un Iran doté de l'arme nucléaire. Maintenant que le combat militaire est GAGNE, avec très peu de danger pour eux, ils se plaignent des prix du pétrole élevés qu'ils doivent payer mais ne veulent pas aider à ouvrir le détroit d'Ormuz», avait auparavant écrit le président américain sur son réseau Truth Social, en ajoutant: «LÂCHES, nous nous en SOUVIENDRONS!».

Pendant une cérémonie à la Maison Blanche, le dirigeant républicain a une nouvelle fois assuré que l'opération militaire contre l'Iran, qui va entrer dans sa quatrième semaine, se passait pour le mieux.

«Cela se passe extrêmement bien en Iran», a lancé Donald Trump, entouré d'aspirants de marine, en vantant les réussites militaires engrangées selon lui depuis le début de l'offensive israélo-américaine le 28 février.

«Pas de compétition»

«Aucune force sur terre ne peut battre les marins américains ou l'armée américaine», a-t-il ajouté, en estimant qu'il n'y avait «pas vraiment de compétition» avec l'Iran.

Le président américain a multiplié ces derniers temps les déclarations contradictoires sur la durée potentielle du conflit, promettant parfois une issue très proche et jugeant une autre fois que l'armée américaine n'était pas pressée de conclure.

Les derniers signaux ne vont pas dans le sens d'une conclusion rapide.

L'armée américaine va en effet déployer au Moyen-Orient des troupes supplémentaires, appartenant au corps des Marines, rapportent vendredi des médias américains, ce qui pourrait présager d'une possible opération terrestre.

Ces informations paraissent alors que, selon Axios, le président Trump et son administration envisagent de s'emparer de l'île de Kharg, d'où partent environ 90% des exportations de brut de l'Iran, afin de forcer Téhéran à rouvrir le détroit d'Ormuz, cette mission risquant d'être confiée aux Marines.

Les médias américains avaient déjà annoncé la semaine dernière un autre déploiement au Moyen-Orient de trois navires et 2.500 Marines, basés eux au Japon.

L'armée américaine peut «neutraliser» l'île de Kharg, site pétrolier névralgique, «n'importe quand si le président Trump en donne l'ordre», a assuré vendredi Anna Kelly, une porte-parole de la Maison Blanche, dans une déclaration transmise à l'AFP.

Le Washington Post a par ailleurs rapporté mercredi que le Pentagone souhaitait demander, par l'intermédiaire de la Maison Blanche, plus de 200 milliards de dollars au Congrès pour financer la guerre en Iran.

AFP

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