Guerre au Moyen-Orient: les derniers développements au jour 23
Des secouristes inspectent le site d’une frappe de missile iranien à Dimona le 21 mars 2026. ©AFP

Voici les derniers événements liés à la guerre au Moyen-Orient, entrée dimanche dans son 23e jour:

Explosions entendues à Jérusalem

Plusieurs détonations ont été entendues à Jérusalem dimanche par des journalistes de l'AFP, après l'avertissement par l'armée israélienne de tirs iraniens de missiles en direction du centre d'Israël.

«À ce stade, aucun blessé n’a été signalé», ont déclaré les secouristes du Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Attaque de drones contre une base militaire en Irak

L'agence officielle iranienne Irna a affirmé dimanche qu'une attaque de drones avait visé une base militaire près de l'aéroport de Bagdad en Irak.

Cette base «a de nouveau été la cible de frappes de drones», a écrit Irna, en faisant référence à un complexe militaire utilisé auparavant par l'armée américaine.

Attaques visant les Émirats arabes unis

«Les défenses aériennes des Émirats arabes unis réagissent actuellement à des menaces de missiles et de drones en provenance de l’Iran», a indiqué le ministère de la Défense sur X. Il avertit la population que les «bruits entendus sont le résultat de l'interception» des attaques.

Trois missiles visent la région de Riyad

Le ministère de la Défense d'Arabie saoudite a indiqué que trois missiles balistiques ont visé la région de Riyad.

«Un missile a été intercepté, tandis que les deux autres sont tombés dans une zone inhabitée», a écrit sur X le ministère, qui a aussi fait état de l'interception de plusieurs drones au-dessus du pays depuis dimanche minuit.

Explosion à proximité d'un vraquier

L'explosion d'un «projectile inconnu» a été signalée dimanche tout près d'un vraquier au large des Émirats arabes unis dans le Golfe, a indiqué l'agence maritime britannique UKMTO.

Tout l'équipage est sauf, selon l'UKMTO, qui précise que l'explosion a eu lieu à 15 miles nautiques (près de 28 kilomètres) au nord de la ville émiratie de Charjah, non loin du détroit d'Ormuz.

Ultimatum de Trump à l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz

Donald Trump a lancé samedi soir un ultimatum à l'Iran: les États-Unis anéantiront ses centrales électriques si la République islamique ne rouvre pas le détroit d'Ormuz au trafic maritime dans les 48 heures.

«Si l'Iran ne rouvre pas TOTALEMENT, SANS AUCUNE MENACE, le détroit d'Ormuz dans les 48 HEURES à compter de cet instant précis, les États-Unis d'Amérique frapperont et anéantiront ses différentes CENTRALES ÉLECTRIQUES, EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE !», a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.

En réponse, l'armée iranienne n'a pas tardé à affirmer qu'elle visera de son côté les infrastructures énergétiques, de technologies de l'information et de dessalement de la région.

Frappes israéliennes au cœur de Téhéran

L'armée israélienne a dit mener des frappes dans le centre de Téhéran, quelques heures après deux attaques iraniennes destructrices dans le sud d'Israël.

L'armée «est actuellement en train de mener des frappes sur le régime terroriste iranien au cœur de Téhéran», a-t-elle déclaré dans un court communiqué.

Deux missiles iraniens frappent Israël, une centaine de blessés

Deux missiles iraniens se sont abattus samedi soir sur les villes de Dimona et Arad, dans le sud d'Israël, faisant plus d'une centaine de blessés et de lourds dégâts matériels.

Dimona est connue pour abriter un centre de recherche nucléaire stratégique, situé à environ cinq kilomètres du lieu de l'impact.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a reconnu «une soirée très difficile dans la bataille pour notre futur».

Le tir sur Dimona est une «réponse» à une frappe contre le site nucléaire iranien de Natanz, a affirmé de son côté la télévision d'État iranienne.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé «à la retenue militaire maximale», assurant n'avoir «reçu aucun signe sur d'éventuels dommages au centre de recherche nucléaire du Néguev».

Riyad ordonne le départ de l'attaché militaire iranien

L'Arabie saoudite a ordonné à un diplomate iranien et à trois membres de son équipe de quitter le pays, alors que le pays est visé, comme les autres monarchies du Golfe, par des frappes de l'Iran en représailles aux attaques israélo-américaines.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a fustigé «les attaques iraniennes répétées» et annoncé avoir «pris la décision de déclarer persona non grata l'attaché militaire de l'ambassade de la République islamique d'Iran, ainsi que trois membres de la mission militaire de l'ambassade».

AFP

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