Pétrole en hausse: WTI dépasse 100$, Brent grimpe à 113$
Une photo prise le 20 mars 2026 montre les prix du carburant par litre affichés dans une station-service à Burgos, dans le nord de l’Espagne. ©CESAR MANSO / AFP

Les cours du pétrole ont ouvert en hausse lundi après que les États-Unis et Israël ont fait savoir au cours du week-end que la guerre contre l'Iran, lancée le 28 février et qui perturbe notamment le transit des hydrocarbures par le détroit d'Ormuz, allait durer encore plusieurs semaines.

Le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, pour livraison en mai, progressait de 1,78% à 100,10 dollars, quelques minutes après l'ouverture du marché à la Bourse de Chicago (CME).

De son côté, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, gagnait 1,73% à 113,44 dollars.

Le 27 février, veille de l'attaque israélo-américaine, le WTI était à 67,02 dollars et le Brent à 72,48 dollars.

L'armée israélienne va «intensifier ses opérations terrestres ciblées» et les frappes au Liban, a prévenu dimanche soir son chef d'état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir.

«Nous nous préparons maintenant à intensifier les opérations terrestres ciblées et les frappes, conformément à un plan structuré. Nous n'arrêterons pas avant que la menace ne soit repoussée loin de la frontière et qu'une sécurité à long terme soit assurée aux habitants du nord d'Israël», a-t-il ajouté.

De son côté, Donald Trump a lancé samedi soir un ultimatum à Téhéran, sommant de rouvrir sous 48 heures — soit d'ici lundi soir — le détroit d'Ormuz, stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Faute de quoi les États-Unis «frapperont et anéantiront» les centrales électriques iraniennes «EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE!», a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.

«Parfois vous devez avoir une escalade pour désescalader», a justifié dimanche sur NBC le ministre américain des Finances Scott Bessent, rappelant notamment la campagne de bombardements «pour réduire les fortifications iraniennes le long du détroit».

«Cela va continuer jusqu'à ce qu'elles soient complètement détruites», a-t-il affirmé.

Près d'un cinquième de la production mondiale de pétrole transite habituellement par ce goulet stratégique.

En représailles aux attaques israélo-américaines, l'Iran mène des attaques avec des missiles et des drones contre des infrastructures, notamment énergétiques, dans des pays alliés de Washington ainsi que contre des navires croisant dans le Golfe, menaçant en particulier ceux s'aventurant dans le détroit.

Dans l'espoir d'endiguer la flambée de l'or noir, les États-Unis ont autorisé vendredi pour un mois la vente et la livraison du pétrole iranien se trouvant sur des navires. Mais Téhéran a affirmé n'avoir aucun surplus de pétrole brut en mer.

AFP

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