Washington et Téhéran envisageraient des discussions directes au Pakistan, selon Berlin
Le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul arrive pour participer à une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à l’abbaye de Vaux-de-Cernay à Cernay-la-Ville, près de Paris, le 27 mars 2026. ©ALAIN JOCARD / AFP

Les États-Unis et l'Iran prépareraient des discussions directes au Pakistan, a indiqué vendredi le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul lors d'une interview accordée à la radio publique allemande Deutschlandfunk.

«D'après mes informations, il y a eu des contacts indirects, et une rencontre est envisagée», a déclaré le chef de la diplomatie allemande, qui a précisé que «cela devrait probablement avoir lieu prochainement, à très court terme, au Pakistan».

Selon M. Wadephul, «il semble que des premières positions aient déjà été échangées par écrit» au Pakistan.

Jeudi, l'émissaire spécial des États-Unis Steve Witkoff a indiqué que Washington avait soumis à Téhéran un plan de cessation des hostilités en 15 points, par l'intermédiaire du Pakistan.

M. Wadephul a dit espérer que le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'exprimerait plus en détail à ce sujet lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 en cours près de Paris.

«Nous cherchons à mieux comprendre la manière d'agir et les intérêts des États-Unis», a déclaré M. Wadephul, qui n'a pas exclu que l'Allemagne puisse également prendre part à des discussions avec l'Iran.

Pour lui, ces négociations doivent permettre dans un premier temps «de parvenir à une position commune avec les États-Unis ».

Il a également souligné l'intérêt de l'Allemagne à limiter les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, notamment la pression qu'elle exerce sur les prix de l'énergie.

M. Wadephul a par ailleurs qualifié d'«irritantes» les récentes critiques des États-Unis à l'égard de leurs alliés européens, Donald Trump leur reprochant de ne pas vouloir contribuer à sécuriser le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.

Selon lui, l'Allemagne est «en principe» prête à envisager d'y contribuer, même s'il a précisé que les États-Unis n'avaient formellement demandé aucune aide concrète à Berlin.

AFP

 

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