Guerre au Moyen-Orient: le Pakistan reçoit les chefs de la diplomatie saoudienne, turque et égyptienne
Cette photo fournie et diffusée par le ministère pakistanais des Affaires étrangères le 29 mars 2026 montre le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar (à droite), s’entretenant avec son homologue turc Hakan Fidan lors de leur réunion au siège du ministère des Affaires étrangères à Islamabad. ©Photo by HANDOUT / PAKISTAN'S MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS / AFP

Les ministres des Affaires étrangères du Pakistan, d'Arabie saoudite, d'Égypte et de Turquie se retrouvent dimanche à Islamabad pour des discussions sur la guerre au Moyen-Orient, dans laquelle le Pakistan joue le rôle d'intermédiaire entre les États-Unis et l'Iran.

Prévue en milieu d'après-midi, la réunion quadripartite des ministres des Affaires étrangères de ces nations musulmanes devait aborder «un éventail de questions, notamment les efforts visant à désamorcer les tensions dans la région», a indiqué le ministère pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar.

Badr Abdelatty, pour l'Égypte, et Hakan Fidan, pour la Turquie, sont arrivés à Islamabad samedi soir, tandis que le chef de la diplomatie saoudienne, Fayçal ben Farhane, a atterri dimanche après-midi à Islamabad pour cette rencontre qui doit se prolonger lundi.

Plusieurs routes menant à la «zone rouge» d'Islamabad – où se trouvent les principaux bâtiments gouvernementaux et les missions diplomatiques – ont été fermées, ont constaté des journalistes de l’AFP. La sécurité était renforcée et la voie menant au ministère des Affaires étrangères pavoisée des drapeaux des quatre pays.

Ishaq Dar a tenu dimanche matin des entretiens bilatéraux séparés avec MM. Abdelatty et Fidan. Ceux-ci ont ensuite rencontré ensemble le puissant chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir.

Le gouvernement pakistanais s'est imposé comme un facilitateur clé entre l'Iran et les États-Unis, permettant l'échange de messages, alors que la guerre, que Washington mène avec Israël, vient d'entrer dans son deuxième mois.

Islamabad entretient des liens anciens avec Téhéran et des contacts étroits dans le Golfe, tandis que le Premier ministre Shehbaz Sharif et le maréchal Munir ont noué une relation personnelle avec le président américain Donald Trump.

Téhéran dément la tenue de tous pourparlers officiels avec Washington, mais a transmis une réponse au plan en 15 points de M. Trump visant à mettre fin à la guerre, via Islamabad, selon une source anonyme citée par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Samedi, M. Sharif a indiqué qu'il avait eu une conversation téléphonique de plus d'une heure avec le président iranien Massoud Pezeshkian, détaillant «l'action diplomatique en cours» de son pays.

M. Pezeshkian a remercié Islamabad «pour ses efforts de médiation afin de mettre fin à l'agression».

Tard samedi, M. Dar, qui est également vice-Premier ministre, a annoncé que l'Iran avait autorisé 20 navires battant pavillon pakistanais supplémentaires – soit deux navires par jour – à transiter par le détroit d'Ormuz.

«Le dialogue, la diplomatie et ce type de mesures de confiance sont la seule voie à suivre», a déclaré M. Dar sur X, dans un post adressé au vice-président américain JD Vance, au secrétaire d'État Marco Rubio, à l'émissaire Steve Witkoff et au ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

AFP

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